‹ Les pourquoi de la guerre mondialeChapitre 56 sur 146 · II. En Allemagne · texte numérisé non relu

II. En Allemagne

Démétrius, roi de Syrie, envoya dire à Jonathas le grande-prêtre; « Comment oses-tu, toi, jouer l'indépendant vis-à-vis de nous? Descends vers nous dans la plaine et là, mesurons-nous ensemble. Apprends qui je suis. lu ne pourras soutenir le choc de ma cavalerie et de mon armée si nombreuse ». Alors Simon fit avancer sa troupe et attaqua la phalange. Les Syriens furent battus par lui et prirent la fuite. La cavalerie se débanda dans la plaine, et les fuyards se précipitèrent dans Azoth. Jonathas brûla Azoth et les villes d'alentour après les avoir pillées.

I Mach., xn.

Les Allemands qui, en 1914, avaient cru entrer en France en triomphateurs et conquérir la capitale sans coup férir, durent rentrer chez eux en 1918 battus, battus dans les règles et à plate couture, à la honte de leurs trois principaux généraux, Von Kluck du 5 au 12 septembre 1914 ; les deux autres du 16 juillet 1918 au 11 novembre de la même année. Von Kluck a été battu par Joffre ; Ludendorff et Hindenburg par Foch.

Tandis que les chefs rageaient de devoir baisser pavillon devant nos généraux, leurs troupes se démoralisaient. Elles, si disciplinées à leur arrivée chez nous, détournaient la tête à la rencontre de leurs officiers pour n'avoir point à les saluer, ei Ifs défections, préludes de la déroute, se multiplièrent de jour en jour. En haut comme en bas, on n'en pouvait plus, il fallut de toute nécessité solliciter l'armistice, malgré l'humiliation si

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