ORIGINES ET APPARITION DE « FRAY GERDISDIO
tout, même les approbations et lettres d'éloges, devait être envoyé d'office au gouverneur du Conseil Royal, qui se réservait l'examen des pièces (1).
On achevait la réédition du tome premier, à laquelle travaillaient à la fois six imprimeurs, et on allait se mettre au second volume, quand soudain, le 14 mars, moins de vingt jours après l'apparition du livre, arriva comme un coup de foudre un décret du conseil de la Suprême Inquisition, qui enjoignait de tout suspendre « jusqu'à nouvel ordre. » Le même jour, les secrétaires de l'Inquisition, Juan de Mata et Gil de Torres, firent une descente chez l'imprimeur Gabriel Ramirez l mirent l'embargo sur tout ce qu'ils trouvèrent de l'ouvrage (2).
C'était le commencement d'un procès qui devait durer plus de deux années, et dont nous raconterons ailleurs les détails.
Bien entendu, ces premières mesures, qui n'étaient encore que des menaces, ne firent qu'aviver la curioité publique, et les lecteurs s'arrachaient les exemplaires déjà livrés à la circulation. Il est temps de 'lire comme eux, ef d'ouvrir à notre tour Fray Ge-
I iinrlin.
(1) i " r Fiay lirruivUo nV-lait Joue pa« abfolue, imii ' il «"^Ir'- r«-vi«('-!« \ .Ma-lriil ; If P. de Ii»I« luiiii BciH IVrrciir «l'iiu rorrctipoii faut, erreur dam I<i4 lUMi louilx- II' deiiiii r éditeur de h'niy Ocrutuiio, W. lui. Li<i(on>«. {.i'ivrrtfncia frrftimmar. p. vi.)
(2) l^ottier im/uiiilonal de Fray (jcrumlio, fol. *12, procf»-Torb«l dfl l'tnt''rro((«ioir« dr Oabriel lUuiirrx. — On réiiii|)riui.iil A .1,100 <icm. plaire* (la doiibl<> du pr»'mler lirnge). et, k ce que d^^rlf- it,ii,ir,» tout ^t*U d^JJk ronip<>«^ et tiré lu^ine en ip-ande partie.