‹ Les prêcheurs burlesques en Espagne au 18 sìecle; étude sur le P. IslaChapitre 67 sur 103 · C0.> DAMNATION ET RÉSULTATS DE " FRAY GERUNDIO · texte numérisé non relu

C0.> DAMNATION ET RÉSULTATS DE " FRAY GERUNDIO

dans (les inquiétudes de plus en plus graves, le procès de son livre et les destinées de son Ordre.

Je choisis la plus significative de ces lettres inédites. Le correspondant d'Isla à Madrid, le P. Francisco Nieto, procureur général de la province de Castille, lui avait écrit pour le préparer 'i une condamnation.

« Mon Père et ami, répond-il le 1*' mars 17G0, je ne suis point pris à l'improviste par ce que me dit Votre Itévérence au sujet de notre béni vioinillon; déjà une personne fort autorisée m'avait écrit que le Roi avait lu le livre, et avait beaucoup ri, mais en ajoutant: « Ce livre doit être condamné, parce (ju'il se moque des moines. » On a cru aussitôt voir dans ce mot l'inQucnce de celui qui est aux côtés du Roi, et c'est ce que j'ai toujours craint. »

Il s'agit ici du confesseur de Charles III, Fray Joaquin Eleta, homme crédule et peu instruit, que des mémoires du lcm[ts a[)pcllent le saint innocent^ et dont bernis écrivait plus tard : « Le confesseur du Roi l'Espagne est moine et ennemi des Jésuites. Il soufHo la haine monastique et croit que tout doit céder à son impulsion i^i;. »

Il ap[)arlenait aux Miiu'urs déchaussés de la réforme

de Saint-Pierre d'Alcantara, religieux qu'on appelait à

Madrid les Gilitos, à cau.se du couvent de 8an-Gil,

ju'ils occupaient. Isla continue, précisément d leur

sujet :

(1) Lrttrv du Ueroi* au duc de Cboi»<!ul, 29 juin 1169. QUc par r<'(itirau-Joly, CUm*nt \IV et ki J^tuitet, p. 'Mû. Bruxelle». Ift47,

« La famille (religieuse du confesseur) n'est pas celle qui s'est le moins déchaînée contre l'ouvrage, attendu que ses membres n'étaient pas non plus ceux qui avaient le moins besoin de la cure radicale. Ce ne sera pas une mince fortune, si les ennemis se contentent de triompher de l'ouvrage et n'aspirent pas à triompher aussi de l'auteur en l'exilant civilement du monde (1); désir dont ils n'ont donné que trop de marques, les unes publiques, les autres secrètes. Pour lui, il est prêt à tout et il regardera tout comme une récompense du zèle qui l'a poussé à écrire cette œuvre si nécessaire ; il pensera que Dieu veut le châtier dans cette vie, pour lui pardonner et le récompenser dans l'autre. Le bon prélat dont vous parlez ne lui fait pas peu d'honneur de le mettre en compagnie du P. Berruyer, tout en le comptant parmi les dyscoles. Ou il ne sait pas ce que signifie ce mot, ou il l'applique bien mal à un Jésuite, qui, étant homme, est tombé dans des erreurs de jugement, mais qui s'est comporté comme un ange dans toutes les observances de son état (2). L'auteur de Fray Gerundio ne l'a pas imité en ce dernier point; mais quant à être dyscole, il doit à l'infinie miséricorde du Seigneur de ne l'avoir jamais

(1) Je IraJuis litléraleiuciit l'expressiou qui est obscure : deslerràndole civibnente delmundo. Je crois qu'lsla fait allusion, soit à l'emprisonaement, soit plutôt à un véritable exil, dans uu coin perdu, loin de toute vie sociale.

(2) On sait le bruit que flt en P>ance l'Histoire du Peuple de Dieu, et les condamnations qui l'atteignirent. Cette affaire, envenimée parles ennemis des Jésuites, ne nuisait en rien, comme le dit le P. de Isla, aux vertus religieuses du P. Berruyer. A cette date, la troisième et dernière partie de son ouvrage avait été, depuis plus d'un an, sévèrement condamnée par un bref de Clément XIII, 2 déc. 1758.

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été, et je crois que cette justice lui sera rendue par ceux qui connaissent le mieux ses misères. Que Votre Révérence prenne cœur : le Seigneur, qui nous afflige par tous les côtés, nous consolera et ne nous abandonnera point au temps de l'épreuve. Quant à ce qui me louche, si je dois être une des victimes destinées à l'immolation, soit pour apaiser la justice de Dieu, soit pour attendrir sa miséricorde, j'espère qu'il me donnera la force de tout souffrir ; et je me tiendrai pour bienheureux, si le sacrifice de mon honneur contribue à rétablir dans l'éclat qui lui est dû ma 1res aimante mère la Compairnio (1). »

Le dénouement se précipitait, comme le témoigne ce billet du 22 mars :

« Amigo : Prenons les temps comme le Seigneur nous les envoie. La chair regimbe, mais l'esprit est prompt. En Espagne, il va se faire beaucoui) de bruit, et moi seul je me lairai (}uand tout le momie criera. On m'écrit aujourd'hui de Valence que le livre s'est imprimé à Avignon et se vend dix [)esctas. C'est le cas de dire : laudaris ubi non es el cyemuris ubi es (2). »

Enfin, le 10 mai 17G0, le Conseil suprême de l'Inquisition se réunit pour rendre son jugement. Malgré tant d'ennemis et d'elfurts, l'issue faillit, parait-il, déconcerter les assurances des adversaires. « Lo vote, raconte Isla lui-même, amena un balluttage, et celui

^l; l^ttrr inc.j nu l\ t rtinnicu .\i'"<'», 1*' iiiar» i'i'xi. \"iii m- li»t<- (l<- crtte Irttri? ti l'apprti<lic<*.

{il Uttrr inM. AU i'. Nielo, ii oiam il60.

qui départagea les voix et détermina la condamnation fut précisément l'homme qui avait le plus applaudi l'ouvrage dans Madrid et au dehors, en proclamant que l'auteur avait bien mérité de l'Église et était digne qu'on lui élevât une statue (1). »

Au dire de Llorente, le Saint-Office fit venir le P. de Isla et lui adressa des reproches ; celui-ci fît valoir pour excuse l'intention louable qu'il avait eue ; la procédure en resta là, et le tout finit par un avertissement verbal (2). »

Un alibi des plus formels nous permet de démentir cette prétendue comparution du P. de Isla ; non seulement sa correspondance ininterrompue n'en porte pas trace, mais elle nous apprend que, durant les mois d'avril et de mai 1760, précisément pendant qu'on le condamnait à Madrid, il prêchait en Galice, à Astorga, à Léon et ailleurs. Il ne reçut la nouvelle de l'arrêt, comme le témoignent ses lettres, qu'à son retour à Villagarcia, d'où il ne bougea plus. Sa soumission, d'ailleurs, fut exemplaire :

(1) Lettre d' Isla à Christoph von Murr, à varios 139. Nous regrettons de ne pas connaître le nom de ce juge. Serait-il question, par ha?ard, de Fray Alonso Cano ? Il est le seul inquisiteur, que je sache, qui ait approuvé publiquement Fray Gerundio. Dans son approbatiou même, il insinuait quelques réserves, et n'osait « se promettre que l'auteur réussît aussi bien dans les digressions hasardeuses où l'avait entraîné son imagination ardente, que dans l'objet principal de son livre. » Mais ces raisons sont loin de sufflre pour permettre d'attribuer au P. Cano un tel revirement. Il est même douteux qu'il siégeât parmi les juges, les approbateurs du livre incriminé ayant été formellement pris à partie dans les dénonciations et les censures des accusateurs.

(2) Llorente : Historia crïtica de la Inquisicion espanola, tome II, cap. XXV, 44°, article Isla.

G0^DAM^AT10^ et résultats de « KRAY GERUNDIO » 417

« Cette nouvelle, écrit-ii, iia pas altéré un instant la paix de mon cœur ni la sérénité de mon visage, comme l'ont remarqué ceux qui me l'ont entendue lire, dés que je l'ai rerue. Dieu ait donc en sa paix le pauvre Fraij Gerundio, ajoute-t-il gaiment à sa sœur; voilà une affaire finie et je suis aussi tranquille que s'il s'agissait du bey qui vient de se retrancher dans lacilaUelle d'Oran (1;. »

En effet, on ne trouve plus dorénavant, dans ses lettres les plus intimes, le moindre retour sur cette affaire.

Nous n'avons pas le texte du décret qui condamna Fray Gerundio, mais il déclarait, nous le savons, que rouvra;j:e contenait plusieurs propositions malsonnantes, erronées, hérétiques, ou sapientes hxre- <ina{'2j. Llorenle explique ainsi cette sentence : a Les qualificateurs pensèrent qu'il fallait prohiber le livre, {luisque l'écrivain, qui tournait en ridicule ceux qui faisaient un mauvais usage du texte sacre, était tombé lui-môme dans ce défaut, en composant les sermons (ju'il prêtait aux personnages do son roman (3). «

C'est à peu près de la sorte qu'Isla lui-mémo interprète sa condamnation : u Los propositions censurées, dit-il, sont véritablement contenues dans le livre, mais la censure no dit |)oint qu'elles soient de l'auteur. Kllcs sont donc seulement de ceux qui ont prêché les discours dont un grand nombro de

(ly A Kii >.

^2) LvU: u Uurr. A VAriu», I3U.

(^; LIoruilU-, l. i.

passages sont rapportés exactement dans le livre (1). » Néanmoins le fond de la querelle était ailleurs; Isla ne l'ignorait pas, et Charles III l'avait exprimé à merveile dans le mot rapporté par l'écrivain lui-même : a L'ouvrage sera condamné parce qu'il se moque des moines. »

C'est là le grief le plus souvent formulé dans le procès inquisitorial : « Les moines, dit la dénonciation la mieux fondée, celle de Fray CristôbalXimenez, de rOrdre de la Merci, les moines, voilà le point de mire de tout l'ouvrage; son but est visiblement d'augmenter dans le peuple le mépris, de jour en jour plus sensible, pour les Ordres religieux (2). »

C'était là, nous le savons, une calomnie fort injuste, et rien n'était plus loin de l'esprit d'Isla qu'une telle intention. Mais nous savons aussi qu'il était aisé au vulgaire de s'y tromper : nous l'avons assez dit ailleurs en parlant des torts ou des méprises d'Isla; et nous n'avons plus à expliquer ici les condamnations qui, à Madrid et à Rome, atteignirent son livre (3).

(1) Carias, à varios, 139.

(2) Expedienie sobre la obra de Fray Gerundio, fol. 114.

(3) « Indice ullimo de los libros prohibîdos y mayidados expurgar ; para todos los Reynos y senorïos del catô.ico Rey de las Espanas, el senor Don Cdrlos IV... » Eu Madrid :... ano de M.DCCXC. iii-4<». Ce volume contient au sujet du P. de Isla les deux notes suivantes que je transcris selon lordrc alpliabétique : i° à la lettre G (p. 114) : « Fr. Gerundio de Campazas, etc. V. Lobon de Salazar (D. Francisco). En cuj'O articulo se prohiben todos los Papeles divulgados con molivo de dicha Obra. » — 2» A la lettre L (p. 1G2^ : « Lobon de Salazar (Lie. D. Franc). Hisloria del famoso Predicador Fr. Gerundio de Campazas. 2 tom. El l» se prohibiô en Edicto de 1776, Asimismo se prohibieron todos los Papeles impres. y mss. diVulgados cnprô y en contra de dicha historia : y se maudô con pena de excomunion que uadie

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L'index romain, en elTet, prohiba à son tour Fray Geriuidio par un décret du 1'^ septembre 17G0(1,, et celte prohibition n'a jamais été retirée. Toutefois, le second volume, qui ne parut pour la première fois que longtemps après, en 17G8, et qui fut prohibé en Espagne par un édit spécial, en 1776, ne fut pas l'objet d'une nouvelle condamnation de la part de Rome.

Les circonstances renduitnt ces rigueurs inévitables. Le pape Benoit XIV, homme d'esprit et lettré délicat, avait bien pu rire de bon cœur à la lecture de Fray Gerundioy et louer hautement le but de l'ouvrage; mais, si le procès eût eu lieu sous son règne, il n'en eût point empêché l'issue ; à plus forlc raison Oi'iait-il s'attendre à ce que Clément XIII, moins soucieux des choses littéraires, mais protecteur décidé des Jésuites, laissât frapper le livre discutable de l'un d'entre eux, pour s'occuper de défendre la vie et les droits du corps entier.

Cependant le premier volume seul de Fray Gerundio avait paru. Le manuscrit de la seconde partie, tout prêt à être imprimé, passa en 17G0 des mains de don Miguel de Médina ù celles de don Juan Manuel de Sanlander, bibliothécaire du roi. C'est ainsi que ce précieux volume fut conserve à la Bibliothèque natio-

etcribicic eu prû Di en rentra <lc dictu obra. • — C*e«t ce que Ida '^ ' '♦ <»n diMnt que * tout eo rondamnAnt Fray Grrundio, l'Inqui- .ituiiatt vo lui^mt' («-ui(>» tinm k-* eimcuj»», j>n'»«ut», jw ^< ■• f'i' •• t'arliis, i i>u II

\ j,rnhtl>%lnr%im,> l^omint ttoilri Ifotut XIII

P'-i' !i.) 11. Luiiui. i)»ii« «un» npjMiiilicr u*que

Al I ; , I, MariclU. tSM, Ui>H*. |>. 3:>C. au mot

Salauii'. ^ a. \t iM, au mol lj>6on.

420 CHAPiTKE XVI

nale de Madrid, qui le possède encore. L'année qui suivit le départ des Jésuites, en 17G8, on imprimait furtivement cette seconde partie, probablement hors d'Espagne, sans nom de lieu, et d'après une copie faite à la hâte. Isla n'eut connaissance de cette édition que longtemps après, et refusa de reconnaître ce texte, horriblement mutilé et défiguré.

« Je ferais donner, écrit-il, deux cents coups de bâton à l'imprimeur, quatre cents au correcteur et huit cents à l'éditeur. (1) Qui sont ces gens-là, et où a-t-on imprimé le livre, je l'ignore absolument; mais je déclare que l'impression a dû se faire en Laponie, que l'imprimeur est un Batueco, le correcteur un Mameluk, et l'éditeur un sauvage du Paraguay. » C'est pourtant ce texte que reproduisent presque toutes les éditions subséquentes. Nul encore, jusqu'en 1883, n'avait tenu compte du manuscrit autographe de Madrid, d'après lequel M. Edouard Lidforss, professeur à l'université de Lund, a donné à cette date son édition de Fray Gerundio. C'est une vraie restitution de la seconde partie de l'ouvrage. Cettte partie n'offre pas moins, dit l'éditeur, de cinq mille quatre cent cinquante-huit variantes, la plupart dignes de remarque, et plusieurs pages sont entièrement inédites. Mais cette édition ne renferme ni le Prologue de l'auteur, ni aucune pièce accessoire ; pour trouver ces documents il faut recourir, soit à une édition ancienne, soit

(1) Isla, Lettre à l'archevêque de Santiago. Bologne, 26 fév. 1779 : à varios, carta 134. — Cf. Hervàs, Biblïoteca jesuitico-espanola, f" 84.

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à celle (le M. Monlau (1), dont le texte, surtout dans la seconde partie du roman, est affreusement fautif. L'édition Lidforss elle-même laisse encore quelque peu à désirer sous le rapport de la correction, notamment dans le premier volume, qui reproduit le texte de l'édition princeps de 1758. Les notes qui accompagDent cUiique volume sont rares et bien incomplètes ; d'ailleurs M. Lidforss n'avait point de devanciers dans ce dernier travail, qui offre, il faut le reconnaître, de nombreuses difficultés '2).

Trois ans avant la [lublication de son livre, Isla avait annoncé qu'il serait traduit en langues étrangères. La première nation qui lui ût cet honneur fut l'Angleterre. En 1772, une traduction des deux parties parut à Londres, sous les auspices du célèbre littérateur italien Giuseppe liarctti, dcjnt nous avons signalé ailleurs la liaison avec l'auteur du Geriindio. Isla, qui avait sans doute réussi à emporter dans son exil la seconde partie de son roman, lit présent d'un exemplaire manuscrit ù Barctti.

Celui-ci avait d'abord songé à publier le texte espagnol lui-même ; et il écrivit ii ce sujet une sorte de prospectus (3) ; mais ce projet n'aboutit pas, et la tra-

(1) D. A. E., I. XV. Je r<>OToie IctdélaiU plu* techuiqucs <lc bibliofiraphle & un app<-nilice np^cial.

Ci, El. I*. I«ta : llittona de Fray Gerumlio df Campautt, 2 ?o|. In-S. - ' kh«ii.. t. XUI cl XUIl.

'. ilo la f>iv miilo partie &

Mi'iil. I ui'tui! ut '-)ii M. l.iirur«4 vriuiit, ti jr ii« ma

U"iiii" 1 r |iii iiiAihp ««m travail.

{U of Frtar Grruml l.uu4ou, 1711

tii-i a, t. I, au mot HarrtU.

duction anglaise, faite par le docteur Warner, parut l'année suivante. On y a supprimé la lourde controverse avec le Barbadinho et d'autres longueurs. Mais cette traduction étant faite sur un manuscrit d'une réelle valeur (I), le texte du second volume est beaucoup plus correct que celui des éditions espagnoles antérieures et contemporaines. M. Lidforss a fort bien démontré ce point dans la préface de son édition (2).

Il est aisé de deviner les raisons qui devaient faire goûter F7'ay Gerimdio en Angleterre. L'ouvrage y eut un vif succès : deux éditions parurent en un an. On avait prévu la chose en Espagne, et les adversaires du roman ne se trompaient guère quant au résultat, lorsqu'ils disaient: «Ce livre ira en Angleterre, il ira en Hollande et dans les autres pays protestants : et que dira-t-on là-bas des catholiques romaii'set surtout des moines? (3). »

Mais, outre le plaisir hérétique de rire du froc, les Anglais devaient aimer dans le roman d'isla leportrait du mylorcl que l'auteur introduit au dénouement de son ouvrage et dont il fait « un type d'honneur, de

(1) « The Father h:id présente! his oiily copy of this second volume, partly written b}' a careful amanuensis, aiid partly with his owu haud, lo thc gentletnau who gives this account (Baretti). » The history of Friar Gerund. Londou, Davies, 1772; Advertisement.

(2) Advertencia preliminar, p. xt.

(3) « Este libro (dicen) ira â Inglaterra, ira à Holanda y à otras paises protestantes, que diràn de los Romanos? » Carta de un Académico... sobre los impiu/naciones.. . de Fray Mafias de M.irquina. AJs. Reparo 10. — « Todo cl libro... da armas d los h rejes para que se burlcn del estado religioso. » Sixième reparo de Fray Manuel de Pinillos, Expediente sobre Fray Ger., ms. f» 123. Cf. Respuesta à los seis reparos (écrite par Isla), reparo sexto, Brltish Mus. Eg. 596, f" 37.

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