‹ Les précieuses ridicules; comédie. Nouv. éd., conforme à l'éd. originale, avec les variantes, une notice sur la pièce, le sommaire de Voltaire, un appendice et un commentaire historique, philologique et littéraireChapitre 17 sur 155 · Voy. Rœderer, Mcmoire, chap. vin et x · texte numérisé non relu

Voy. Rœderer, Mcmoire, chap. vin et x

3. « Les lettres et les poésies de Voiture (sont) les véritables archives de rhôtel de Rambouillet en ses beaux jours. » (V. Cousin, Madame de Sablé, p. 4.) Voy. encore, sur le rôle' de Voiture, sa place à rhôtel de Rambouillet, la valeur et l'intérêt historique de ses œuvres, la Jeunesse de Madame de Longueville, ch. 11, p. 133-142, et la Société française au dix-sejDtième siècle, chap. viii. Mais ici encore il faut chercher le correctif d'éloges exagérés dans Sainte- Beuve, Causeries du Lundi, t. XIL

4. « La prose française, qui avait fait sa classe de grammaire avec Vaugelas et sa rhétorique sous Balzac, s'émancipa tout d'un coup et devint la langue du parfait honnête homme avec Pascal. » (Sainte- Beuve, Causeries du Lundi, t. I, p. 93.) — Sur Vaugelas et la société précieuse, voy. A. Cuassang, Introduction à son édition des Remarques, t. I, p. xvill et suiv.

corcleoù ils forment, en somme, la majorité L.'esprit qui règne autour d'elle se marque hien par la fameuse Guirlande de Julie^ t une des plus illustres galanteries, dit Tallemant, qui aient jamais été faites ^ ». Voulant offrir à l'objet de son culte un présent qui surpassât tout ce que l'on connaissait de plus rare et déplus délicat, Montausier imagina de composer, avec le concours des beaux esprits de ses amis, soixante-seize madrigaux, inspirés par vingt fleurs, symboles des perfections de Julie. Lui-même en lit seize; les autres sont l'œuvre de vingt poètes, l'élite des familiers de l'hôtel, mais tous fort médiocres, si l'on en excepte Corneille et Racan fourvoyés en celte compagnie. « Le seul Voiture, qui n'aimait pas la foule, ou qui peut-être ne voulait pas être comparé, ne fit pas un pauvre madrigal; il est vrai que les chiens de M. de Montausier et les siens n'ont jamais trop chassé ensemble -, » Rien de plus fade et de plus froid, de plus cherché et de plus monotone que ces petites pièces, aussi alambiquées de pensée que de facture. Ces madrigaux, réunis dans un magnifique album sur vélin, calligraphié par Jarry, avec les fleurs peintes par Nicolas Robert, et relié en maroquin rouge par Le Gascon, furent offerts à .Iulie le 22 mai 1641, jour de sa fête ^

Quant à Mme de Sablé, si elle a l'honneur d'être presque la collaboratrice de la Rochefoucauld, elle donne trop, elle aussi, dans ces petits divertissements littéraires, lettres, billets, poésies galantes, énigmes, menues questions de grammaire, etc., qui n'étaient pas inconnus au temps de Catherine de Vivonne, mais qui, traités à leur juste valeur, comme passe-temps sans conséquence, ne formaient pas encore ce qu'ils devinrent chez Mllede Scudéry, la plus féconde, la plus stérile, la plus pédante des littératures. Il n'y a qu'à feuilleter les volumineux papiers de Conrart*, pour voir

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