Voy ci-après, p. 48, n
6. Rœderer, Mémoire, chap. xiv, p. 159-174; V. Cousin, la So* ciété française au dix-septième siècle, t. II, chap. xv, p. 265-281.
que resppct pour elle, et qu'il se fût gardé de la tourner en ridicule. Enfin, contrairement à l'opinion de E. Despoi>i, on peut le croire sincère, lorsqu'il dit expressément : « Les vicieuses imit;itions de ce qu'il y a de plus parfait ont été de tout temps la matière de la comédie; les plus excellrntes choses sont sujettes à être copiées par de mauvais singes. Los véritables Précieuses auroienl tort de se piquer lorsqu'on joue les ridicules qui les imittmt maP. • Les survivants de l'hôtel ne se trom[)èrent pas sur ses véritables intentions. On a là-dessus le témoignage de Ménage : « J'étois, dit-il, à la première représentation des Précieuses ridicules de Molière, au Pelit-Courbon. Mlle de Rambouillet' y étoit, Mme de Grignan^, tout le cabinet de l'hôtel de Rambouillet, M. Chapelain et plusieurs autres de ma connoissance. La pièce lut jouée avec un applaudissement général, et j'en fus si satisfait en mon particulier, que je vis dès lors l'eflét qu'elle alloit produire. Au sortir de la comédie, prenant M. Chapelain par la main : « Monsieur, lui dis-je, nous «approuvions vous et moi toutes les sottises qui viennent » d'être critiquées si finement et avec tant de bon sens; mais, » croyez-moi, pour me servir de ce que saint Remy dit à Clo-