‹ Les précieuses ridicules; comédie. Nouv. éd., conforme à l'éd. originale, avec les variantes, une notice sur la pièce, le sommaire de Voltaire, un appendice et un commentaire historique, philologique et littéraireChapitre 46 sur 155 · C'est-à-dire par excès de politesse, de modestie · texte numérisé non relu

C'est-à-dire par excès de politesse, de modestie

2. Rien de plus variable que l'usage des accents au dix-septième siècle. D'une manière générale, on peut dire que l'orthographe d'alors en faisait un usage bien moins considérable que celle d'aujourd'hui. En outre, elle employait plutôt l'accent aigu que l'accent grave. Assez souvent la différence d'accentuation entre la langue de ce temps et la nôtre devait tenir à une différence de prononciation. Voy., sur les diverses espèces d'e et leur prononciation, Ch. Thurot, De la Prçnonciafion française, t. I, liv. i.

3. Orthographe moins étymologique que la nôtre : lat. offensare, heurter contre (Brachet, Dict. étymol.). Cependant, au quinzième et au seizième siècle, on écrivait offcncer et offenser. Ainsi Commynes (V, 18) : « Il y a des peuples qui offencent contre leur seigneur-. » Et Rabelais (Pant., III, 47): «Elle (une herbe) est de difficile concoction, offense l'estomach... »

4. D'abord peu, comme ueu, deu, d'où l'accent circonflexe; voy. ci après, p. 100, n. 3.

5. Molière aime beaucoup cet argument, qui est souvent son unique réponse à ses détracteurs. Il dit de même dans VAvertisse" ment des Fâcheux: « Je m'en remets assez aux décisions de la multitude, et je tiens aussi difficile de combattre un ouvrage que le public approuve que d'en défendre un qu'il condamne. » Et dans la Critique de l'École des Femmes (scène VI), ou il expose et débat tout au long sa thèse favorite : « Je vouarois bien savoir si la

fraude règle de toutes les règles n'est pas de plaire, et si une pièce e t'iéâtre qui a attrapé son^but n'a pas suivi un bon chemin. »

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