‹ Les précieuses ridicules; comédie. Nouv. éd., conforme à l'éd. originale, avec les variantes, une notice sur la pièce, le sommaire de Voltaire, un appendice et un commentaire historique, philologique et littéraireChapitre 54 sur 155 · PERSONNAGES · texte numérisé non relu

PERSONNAGES

ALMANZOR i, laquais des Précieuses ridicules.

Le marquis de MASCARILLE 2, valet de La Grange.

Le vicomte de JODKLET 3, valet de du Croisy.

Deux porteurs de chaise.

Voisines *.

Violons s.

vîonservason nom, comme, dans la même pièce, celui de I^a Grange et de du Croisy aux deux amants rebutés. Mais il est plus probable que le rôle fut tenu d'abord par Marie Ragueneau, qui s'appelait aussi Marotte (voy. ci-dessus, p. 06), ou par Mlle Hervé.

1. Nom emprunté à un roman de La Calprenéde, Polexandre, où Almanzor'est le fils dé Zabaim, roi de Sénéga. Il y^ a aussi un Almanzor dans la Généreuse Ingratitude, tragi-comédie pastorale de Quinault, représentée en 1654. On remarquera le nom prétentieux infligé par les Précieuses à leur laquais et qui est d'un si parfait contraste avec celui de la servante Marotte. Selon la remarque de M. L. Moland, « Marotte, qui veut qu'on lui parle « chrétien » (se. Vn), ne se sera pas laissé débaptiser ».

2. Molière s'est servi pour la première fois de ce nom dans V Etourdi, où il le donne à un valet, qui est non pas « une manière de bel esprit », comme celui-ci (Préc, se. I), mais un artiste en fourberies. Le mot est d'origine espagnole, 7nasca?'ii/a. petit masque, diminutif de Tnasca?'a. La mascarilla, d'usage constant pour quelquesuns des personnages de la comédie italienne {mascherina ou mascheretta en italien), couvrait le haut de la figure et se terminait par une sorte de barbe, en étoffe ou en crin, pendant jusqu'au menton. Peut-être que dans VEtourdi, imité d'un canevas italien, Molière jouait sous la mascarilla le rôle du valet ; d'où le nom qu'il lui donna. S'il reprit ce nom dans les Précieuses, en raison du succès de VEtourdi, il ne semble pas qu'il ait repris en même temps le masque. Voy. ci-dessus, p. 60.

3. C'était encore le nom de l'acteur lui-même. Voy. ci-dessus, p. 61.

4 . LuciLE et CÉLiMÈNE, avcc la mention de « voisine de Gorgibus » pour chacune d'elles, dans l'édition de 1734.

5. « La scène est à Paris, dans la maison de Gorgibus. » (^734.)

LES

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