Relevé par Somaize (p. l
4. Relevé par Somaize (p. xliii), qui traduit : « Nous ne saurions répondre à la douceur de votre compliment. »
o. Relevé par Somaize (p. lvi). On voit dans son Dictionnaire que les Précieuses aimaient beaucoup les emplois métaphoriques du mot commodité ; ainsi « la commodité de l'ardent » (un chandelier), « l'universelle commodité* (une table) ; Molière aura créé celui-ci par analogie. E.Despois remarque ici qu'il y avait alors des fauteuils, décrits par Furetière dans son Dictionnaii*e, et appelés « chaises de com-
MASCARILLE
Mais au moins, y a-t'il seureté * icy pour moy'?
CATHOS
Que craignez-vous *?
MASCARILLE
Quelque vol de mon cœur*, quelque assassinat de ma franchise ^. Je vois icy des yeux qui ont la
modité ». — On attachait une grande importance,durant le dix-septième siècle, surtout chez les Précieuses, à la hiérarchie des diverses espèces de sièges, qui comprenaient les fauteuils, les chaises, les placets, les tabourets, et les pliants; s'asseoir, surtout à la Cour, était tout un cérémonial. Voy., à ce sujet, Ch.-L. Livet, Préface au Dictionnaire des Précieuses, p. xix-xxi, et édit. de Tartuffe, p. 162-163. Dans la Comtesse d'Escarbagnas (se. V), la comtesse querelle son laquais qui apporte au conseiller Tibaudier une chaise au lieu d'un simple pliant. Orî peut voir dans les M&tnoires de Saint-Simon les disputes passionnées auxquelles donnait lieu le droit à tel ou tel siège. — Les Précieuses appelaient les fauteuils non seulement « les commodités de la conversation », mais encore « les thrônes de la ruelle ». (So- MAizE, Dict., p. XLVii.) — A la Comédie-Française, Mascarille, après force révérences, s'étale dans un fauteuil, une jambe très haut croisée sur l'autre, et Cathos et Magdelon prennent place sur des chaises à sa droite et à sa gauche.
1. Du lat. secu7'itas, d'où seureté, par la chute régulière du c.
"i. Almanzor sort. (1734.)
3. A la représentation, « que craignez-vous? » est dit en même temps par Cathos et Magdelon.
4. Les vols de cœurs étaient une des métaphores les plus employées dans le langage amoureux de la première moitié du dix-septième siècle ; on verra tout à l'heure l'impromptu de Mascarille.
5. En son sens primitif de liberté, assez usité encore chez les écrivains de la première moitié du dix-septième siècle. Ainsi Corneille {Cin., IV, 4) :
Cesse de soupirer, Rome, pour ta franchise.
E. Despois fait remarquer qu'on pourrait presque voir dans l'impiomptu de Mascarille la parodie d'une strophe de Corneille, empruntée à une Ode sur un prompt amour, publiée en 1632 :
Œuillades qui sur les esprits Exercez si bien vos rapines,....
Chers ennemis de ma iranchise.
Beaux yeux, mes aimables vainqueurs, Dites-m^oi qui vous autorise A dérober ainsi les cœurs.
Il est certain que Corneille est parfois précieux, surtout dans ses poésies fugitives; mais il est peu probable que Molière ait voulu de {iropos délibéré tourner en ridicule de médiocres vers d'an grand