‹ Les précieuses ridicules; comédie. Nouv. éd., conforme à l'éd. originale, avec les variantes, une notice sur la pièce, le sommaire de Voltaire, un appendice et un commentaire historique, philologique et littéraireChapitre 91 sur 155 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

mine 'd'estre de fortmauvais garçons', de faii'c insulte" aux libertez, et de traiter une ame de Turc à More \ Comment diable, d'abord qu'on ^ les approche, ils se mettent sur leur garde meurtrière*? Ah! par ma foy je m'en défie, et je m'en vais gagner au pied', ou je

poète, dont il admirait le génie, dont il jouait les pièces et qui était de ses amis. Voy.,sur leurs relations, Taschereau, Vie de Molière, liv. II, édit. de 1844, p. 94-95.

1. SoREL {Connaissances des livres, 1671, p. 409, cité par M. Li- VET, édit. des Précieuses, p. 184) se moque de l'abus de cette expression par les « élégants à la mode » ; mais elle fut adoptée par les meilleurs écrivains. Ainsi encore Molière, qui la met ici dans la bouclie d'un simple bourgeois [Am. méd., I. 1) : « Vous vendez des tapisseries, monsieur Guillaume, et vous avez la mine d'avoir quelque tenture qui vous incommode. » — L'étymologie de mine est incertaine. Voy. LiTTRÉ, Dict. de la langue franc.

2. MaU'Vais ou méchant garçon se disait, au dix-septième et au dix-huitième siècle, dans le style familier, d'un homme déterminé et querelleur. Molière dit encore {Fourb. Scap., I, 7) : « Enfonce ton bonnet en méchant garçon.^ » Et Marivaux {Pays, parv., cinquième partie) : « Je me considérai avec cette épée à la main, et avec mon chapeau enfoncé en mauvais garçon. »

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