‹ Les précieuses ridicules; comédie. Nouv. éd., conforme à l'éd. originale, avec les variantes, une notice sur la pièce, le sommaire de Voltaire, un appendice et un commentaire historique, philologique et littéraireChapitre 92 sur 155 · Au sens militaire d'attaquer par un coup de main · texte numérisé non relu

Au sens militaire d'attaquer par un coup de main

4. Var. « De Turc à Maure. » (1734.) L'orthographe More (espagii. Moro, du lat. Maurus) était la plus usitée au dix-septième siècle ; Maure prévalut au dix-huitième. Traiter de Turc à More, c'est traiter sans pitié, comme faisaient les Turcs, souverains des régences barbaresques, avec les Maures, leurs sujets.

5. Locution conjonctive employée au dix-septième siècle dans le gens de dès que. Ainsi encore Molière {Ec. des Fem.y V, 9) :

Je n'en ai point douté d'abord ^ue je Tai vue.

Et BossuET {Lett. Quiét., LXVI) : « D'abord queje serai à Paris. »

6. Mascarille emploie, par affectation de bel air, les termes d'escrime comme ceux de guerre et de chasse (voy. ci-dessus, p. 135. n. 1). La garde est la position du bras tenant l'épée pour le combat; quant H meurtrière, il n'y faut voir sans doute qu'une simple épithèt'; d'ornement. Nous avions cru d'abord à une expression technique, mais l'auteur d'une savante Bibliographie de Vescrime, M. A. Vigean'j , nous dit ne l'avoir trouvée dans aucun des anciens livres sur ht science des armes, dont l'un des meilleurs, le M aitre d'armes libéral. de Charles Besnard, est de 1653.

7. Dans le style familier, s'enfuir, s'esquiver. Ainsi Scarron {Jodelct, I, 3) :

Celui qui devant nous vient de gagner au pied.

Un disait de même gagner au haut, gagner le large, gagner la. guérite (retraite des sentinelles, en cas de danger, dans les places d'. jçuerre), gagner le taillis (Dép. am., V, i).

veux caution bourgeoise ^ qu'ils ne me feront point de mal.

MAGDELON

Ma chère, c'est le caractère enjoué.

C^THOS

Je vois bien que c'est un Amilcar*.

MAGDELON

Ne craignez rien, nos yeux n'ont point de mauvais desseins, et vostre cœur peut dormir en asseurance sur leur prud'homie^.

CATIIOS.

Mais de grâce, monsieur, ne soyez pas inexorable à ce fauteiiil qui vous tend les bras il y a un quart d'heure, contentez un peli l'envie qu'il a de vous embrasser*.

1. « On appelle caution bourgeoise une caution valable et Idcile à discuter, comme seroit celle d'un bourgeois bien connu dans sa ville. » (FuRETiÈRE.) Le même auteur donne comme exemple : « On ne veut point prêter aux grands seigneurs sans une caution bourgeoise. » Molière dit encore {Crit. Ec. Fem., se. VI), mais dans un sens» ironique et parlant d'une affirmation de marquis ridicule : « La caution, n'est pas bourgeoise. » *

2. « Être enjoué : Être un Amilcar. Ceux qui ont lu la Clélie savent pour quelle raison on appelle un homme enjoué un Amilcar. w (SoMAiZE, p. XLVi.) Amilcar, dans la Clélie, est un Carthaginois très spirituel, d'humeur très enjouée, obligeant avec ses amis et très attentif auprès des dames; il est le type de Vamant agréable, tandis qyCHoratius Codés est celui de Vamant violent et incivil. Selon l'habitude (voy. ci-après, p. 147, n. 2), Amilcar était un portrait, celui de Sarrasin, p'oète facile, prosateur excellent, causeur plein d'esprit, et qui conserve ce nom d' Amilcar dans toutes les pièces nrécieuses du temps. Il était mort depuis 1634. Voy., à son sujet, Ch.-L. Livet, édit. du Dict. des Précieuses, t. II, p. 364-365, et V. Cousin, la Société française au dix-septième siècle, t. II, p. 192-

3. La prud'homie (de prud'homme) comprenait la probité et la sagesse. Mme de Sévigné dit au figuré (11 sept. 1673) : « Me voilà prête à m'embarqiier sur notre Loire... Quoique votre Rhône soit terribilis, je voudrois être aussi près de me confier à sa prud'homie. »

4. Métaphore relevée par Somaize {Dict., p. xl), qui la traduit par

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