‹ Les précieuses ridicules; comédie. Nouv. éd., conforme à l'éd. originale, avec les variantes, une notice sur la pièce, le sommaire de Voltaire, un appendice et un commentaire historique, philologique et littéraireChapitre 93 sur 155 · SCENE II 13Ô · texte numérisé non relu

SCENE II 13Ô

MASCARILLE, après s'eslre peigné et avoir ajusté ses canons*.

Et bien, mesdames^, que dites-vous de Paris?

MAGDELON

Helas! qu'en pourrions-nous dire? il faudroit estre l'antipode* de la raison, pour ne pas confesser que

« Seyez-vous, s'il vous plait ». Celle qui précède, « ce fauteuil vous tend les bras », est restée dans la langue, mais elle ne s'emploie guère que dans le style familier et avec une intention plaisante.

1. « Après que vous serez assis et que vous aurez fait vos premiers compliments..., il sera bienséant d'ôter le gant de votre main droite, et de tirer de votre pocbe un grand peigne de corne, dont les dents soient fort éloignées l'une de l'autre, et de peigner doucement vos cheveux, soit qu'ils soient naturels ou empruntes. » (Les Lois de la galanterie, seconde édition, 1658, p. 82; dans la première, de 1644, il n'était pas question de cet usage, qui, cependant, avait existé antérieurement, comme on le voit par le Berger extravagant de Sorel (1627, p. 262, cité par M. Livet, édit. des Précieuses, p. 106). Dans VImpromptu de Versailles (se. III], Molière montre un marquis dans l'antichambre du roi, « avec cet air qu'on nomme le bel air, peignant sa perruque, et grondant une petite chanson entre ses dents ». De même dans le Remerciement au roi.

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