‹ Les précieuses ridicules; comédie. Nouv. éd., conforme à l'éd. originale, avec les variantes, une notice sur la pièce, le sommaire de Voltaire, un appendice et un commentaire historique, philologique et littéraireChapitre 96 sur 155 · Voy. ci-dessus, p. 130, n · texte numérisé non relu

Voy. ci-dessus, p. 130, n

3. Fréquent, au dix-septième siècle, dans le sens de être dans une situation favorable pour. Ainsi encore Molière {Misanth., III, 1) :

Et je crois, par le rang que me donne ma race, Qu'il est fort peu d'emplois dont je ne sois en passe.

« L'expression était alors nouvelle; Sorel... y voit, comme plus tard Furetière, une métaphore empruntée au jeu : au mail, au billard, un homme était en passe quand sa bille était assez proche de la passe, ou petit arc de fer, pour pouvoir la traverser au premier coup. » (LiVET, édit. des Précieuses^ p. 189.)

4. Allusion à un recueil publié en 1653, et souvent réimprimé, par le libraire Charles de Sercy, sous le titre de Pièces choisies de MM. Corneille, Benserade, de Scudéry, Boisrohert, Sarrazin, Desmarels, Baraud, Saint-Laurent, Colletet, Lamesnardière, Montreuil, Viquier, Chevreau, Malleville, Tristan, Testu, Maucroy, de Prade, Girard et de VAge. Ces sortes de recueils furent très à la mode durant les deux derniers siècles: l'un des premiers est le Temple dWpollon, qui parut en 1611 ; l'un des derniers est le fameux Al-

112 LEo PRECIEUSES RIDICULES

CATHOS

Et certains autres, qu'on nous a nomme'z aussi, pour estre les arbitres souverains des belles choses.

MA.SCARILLE.

C'est moy qui feray vostrc affaire mieux que personne; ils me rendent tous visite, et je puis dire que je ne me levé jamais, sans une demy douzaine de beaux esprits*.

MAGDELON

Eh! mon Dieu, nous vous serons obligées de la dernière^ obligation; si vous nous faites cette amitié : car enfin il faut avoir la connoissance de tous ces messieurs là, si l'on veut estre du beau monde. Ce sont ceux^ qui donnent le branle^ à la réputation

manach des Muses, qui, puLlié à partir de 1764, ne disparut qu'en 1833. Très en faveur dans la société précieuse, les Recueils étaient, selon l'expression de M. Livet (édit. des Précieuses, p. 108), les « Revues du temps », et, comme dans toutes les revues, on y trouve pêle-mêle des noms illustres et d'autres complètement oubliés.

1. Ne trouvant pas dans leur plume une ressource suffisante, les

fens de lettres étaient obligés de reprendre les anciennes habitudes e la clientèle romaine; ils allaient faire leur cour au lever des grands seigneurs. — Mascarille suit exactement, ici comme ailleurs, le conseil des Lois de la galanterie (seconde édition, p. 88) : « Pour faire l'habile, vous nommerez ordinairement tous les savants de Paris, et direz qu'ils sont de votre connoissance, et qu'ils ne font point d'ouvrage qu'ils ne vous le communiquent, pour avoir votre approbation.» • — Dans l'édition de 1660a, « des beaux esprits » au lieu de «de beaux esprits». Voy. ci-après, p. 143, n. 4-

2. SoMAiZE relève (p. xLviii) cet emploi de dernière et ajoute: «Il faut prendre garde que dans le langage précieux le mot de dernière a plusieurs signihcations... Il signifie tantôt grand, comme Ton voit dans cette phrase : Je vous ai la dernière obligation ; tantôt il signifie tout à fait, comme l'on peut voir par cet exemple : Cela est du dernier galant, pour dire : Cela est tout à fait galant; et enfin il signifie première. C'est pourquoi les Précieuses disent la

dernière beauté pour signifier la première Quelques-uns tiennent

que c'est un des plus anciens mots de la langue précieuse, quoiqu'il y en ait beaucoup d'autres qui lui disputent. »

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