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à expliquer. Il faut tenir compte à la fois des vices de son éducation première, de l’empire absolu qu’exerçaient sur tous les goûts les énormes absurdités physiques enseignées de son temps... pour concevoir qu'un homme tel que Képler ait pu associer tant de persévérance, de sagacité et de génie dans la recherche difficile de la vérité avec un goût prononcé pour
l'astrologie (4).
Je m’arrête dans ces citations ; elles sont au fond toutes les mêmes, et se réduisent à de puériles échappatoires malgré l'autorité de leurs auteurs. Il est entendu offciellement que « Képler cumula les fonctions d’astronome de génie avec celles de fou et de charlatan ». — Explique qui pourra. — J’ai déjà analysé le « cas Képler » assez longuement ailleurs (2). Je n’insisterai donc pas, et veux dire seulement quelques mots sur la portée astrologique de l’œuvre de l’illustre astronome allemand.
Les passages astrologiques de ses écrits sont assez éparpilés. Ses principaux ouvrages à consulter sont : Nouvelle astronomie ; Nouvelle dissertation sur les fondements de l'astrologie (1602) ; Les harmonies du monde, Une nouvelle étoile (1606) ; L’horoscope de Wallenstein, et sa Correspondance renfermant des aperçus intéressants.
Il y a peut-être autant à laisser qu’à prendre dans ses considérations astrologiques; mais plusieurs sont à retenir et ont une valeur que la science ne pourra que confirmer.
D’après une découverte bibliographique toute récente (1926), j'ai montré que Képler avait consacré plu-
(1) Histoire des sciences mathématiques et physiques, t. III (Gauthier- Villars, 1884).
(2) L’astrologie et la logique, chap. 1x1 ; Les preuves de l'influence astrale sur l’homme ($ 5).
sieurs pages à l'hérédité astrale, et qu'il avait fait observer les ressemblances que présentaient entre eux les ciels de naissance de parents proches (1). Évidemment, il n'avait pu mettre au point la chose, les « probabilités » étant inconnues à son époque ; mais sa conclusion à ce sujet est déjà assez suggestive : |
D’après cela, dit-il, je ne veux pas prétendre que tous ceux qui ont les mêmes constellations ou des constellations analogues soient parents ; je veux seulement dire que les parents ont le plus souvent des constellations semblables (2).
Képler semblait ignorer 1c1, 1l est vrai, que les similitudes qu'il envisageait se présentaient en moyenne entre deux ciels quelconques au nombre d’une dizaine au moins (comme le prouve le jeu des fréquences astronomiques). Képler envisageait en effet comme « similitudes » non seulement celles que nous avons admises et qui se rencontrent en moyenne au nombre de 4 ou 5 entre deux ciels quelconques, mais encore tous les lieux zodiacaux semblables occupés par des planètes quelles que soient celles-là — sans compter d’autres analogies plus ou moins vagues (Voir L’astrologie de Jean Képler, par le Dr Strauss, p. 9% et suivantes). — Toute la question visée consistait en réalité à montrer, par le calcul, une plus grande fréquence entre parents qu'entre individus sans parenté, — loi que les statistiques comparées pouvaient seules révéler. — On ne saurait donc prétendre que Képler 1c1 a « formulé une loi ». Mais il est remarquable de constater que la
(1) Les preuves de l'influence astrale sur l’homme ($ 5).
(2) De stella nova, 1606. Trad. de l’allemand, par E. Hentgès. — Voir également L’astrologie de Jean Képler, par le Dr Strauss (p. 94 et suivantes).
ane
pratique de l'astrologie et l'observation naturelle lui avaient fait entrevoir le phénomène d’hérédité astrale (1). Ce fait saute d’ailleurs aux yeux quand on a acquis un peu de pratique des nativités représentées comme je l’ai indiqué (avec le cercle zodiacal ou échiptique fixe pour base graphique), et qu'on s’est mis au courant des fréquences astronomiques permettant d'apprécier la valeur probante des similitudes constatées entre éléments en Jeu.
La méthode générale d’interprétation que Képler
employait pour les ciels de naissance est au reste assez conforme à la nôtre.
Entre autres exemples, on peut citer l'interprétation du ciel de naissance de Wallenstein, le héros de la guerre de trente ans. L'analyse faite par Képler ne laisse aucun doute sur sa sagacité et sur son expérience d’astrologue (2). Et ce qui me prouve que Képler avait beaucoup observé, c’est qu'il donnait une prédominance aux aspects planétatres (3). J’y vois là — et pour cause — la preuve d’un jugement qui s’appuyait sur un enseignement expérimental très étendu,
Je ne connais pas tous les détails de l’œuvre astrolo-
gique de Képler; mais ce que j'en sais me suffit pour juger
l’auteur sous ce rapport.
Les docteurs H. A. S. Strauss et S. Strauss-Klæbe ont publié, en 1926, en Allemagne, une sorte de recueil des
(1) Voir Étude nouvelle sur l'hérédité ; La loi d'hérédité astrale : L'influence astrale et les probabilités.
(2) Voir la traduction de ce document dans la revue anglaise de Modern astrology (mars 1912).
(3) Angles particuliers que font les astres entre eux par rapport à nous.
déjà mentionnée, s PR ane longtemps, et. na réhabilitere Képler parmi les: esprits sincères qui cOn-
tiste et d’un devin. Il a nettement condamné les ma j de la sorcellerie et des procédés de divination arbitraire trop souvent mêlés à la vraie science des astres : pes té est une sorte de bonne aventure, disait-il, propre aux char- ñ atans arabes qui vous répondent oui ou non à toute espèce de
| questions vous passant par la tête, sans connaître l’heure de la
naissance du consultant ; ils font de l’astrologie une sorte
__ d’oracle basée sur l'inspiration d’esprits célestes, ou ph | nrrtes (2). ï
4) Oentunse, édit., Munich.
1 ï $ @2) dd as de A (Modern Actrolog mars D.