‹ Les précurseurs de la réforme aux Pays-Bas (volume 2)Chapitre 57 sur 85 · L*ANAT0M1E ET LA BOTANIQUE · texte numérisé non relu

L*ANAT0M1E ET LA BOTANIQUE

Son fils, Rembert Joenkens, se distingua non seulement par sa grande aptitude à régir les affaires administratives que ses concitoyens lui avaient confiées, mais encore par ces vertus politiques qui font les hommes probes et réellement influents (^). Rembert Joenkens donna le jour à un fils nommé Dodo (Denis) et à une fille appelée Tita ou Tidea, qui épousa le bourgmestre de Sneek, jolie petite ville située à trois lieues de Leeuwaarden. Rixtia, issue de ce mariage, s'unit à Suffrid Hopper, le père de Joachim Hopper, qui devint conseiller de Philippe II f).

Denis Joenkens se fixa à Malines, où il put se livrer à son aise au commerce des lettres, auquel le portaient ses goûts et que les guerres civiles avaient troublé dans sa province. Le 29 juin 1517, un fils naît à Denis Joenkens. C'est celui que la postérité appellera un jour le grand Dodonée f;. Envoyé de bonne heure à l'université de Louvain, le jeune Rembert Dodonée fit des progrès si rapides dans l'étude de la médecine, qu'il y obtint le grade de licencié, le 10 septembre 1535, à l'âge de dix-sept ans; puis il visita les universités les plus célèbres de l'Allemagne, de la France et de l'Italie. De retour dans sa patrie, en 1547, il fut nommé, deux ans après, médecin de sa ville natale (^).

Le premier ouvrage que Dodonée publia fut son Introduction à l'étude de l'astronomie et de la géographie, qu'il dédia à Joachim Hopper (1548). Deux ans après, il mettait la main à un autre travail, destiné à l'instruction de quelques élèves auxquels il donnait des leçons de médecine. C'étaient ses tableaux synoptiques de physiologie, qui ne furent imprimés qu'en 1581 f).

(') Ch. Van Swygenhoven, dans V Album biographique des Belles célèbres, il, p. 99 et 100.

(2) ID., p. 100.

(5) lD.,p. 100 et 101.

{i) GoETHALS, t. II, p. 138 et 139. - *

(•'j Van Swygenhoven, p. 104.

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Jusqu'à Dodonée, la botanique, considérée comme une partie de la médecine et réduite à la recherche des plantes usuelles, n'était qu'une partie de la matière médicale. On pense avec raison que ce fut le contemporain de Dodonée, Conrad Gessner, qui le premier conçut l'idée de diviser les plantes en classes, en genres et en espèces, et qui a la gloire d'avoir cherché le premier, dans la fleur et dans le fruit, les caractères distinctifs les plus essentiels des classes et des genres. Mais Dodonée déplorait aussi la confusion où se trouvait cette science ; il abandonna la méthode alphabétique et en imagina une plus conforme à la nature. Ce fut en 1552 qu'il publia son Histoire des fruits^ qui n'était que le prélude de son Herbier ; il y avait ajouté deux lettres scientifiques, destinées à piquer la curiosité du public et à faire désirer son grand ouvrage. VHerbier parut en 1554, dédié à Marie de Hongrie, gouvernante des Pays-Bas, et fut rapidement épuisé. Écrit en flamand, il eut l'honneur d'une traduction française, anglaise et latine. Le produit de la vente permit à l'auteur de s'acheter une maison, située rue des Augustins, à Malines f).

Une année avant la publication de son Herbier ou Histoire des plantes^ Dodonée avait mis au jour les planches dépourvues de texte des trois premiers livres de cette œuvre immense. Ces planches, dont la seconde partie ne parut qu'après, sont gravées sur bois, accompagnées d'une synonymie officinale grecque, latine, allemande, flamande, française, et dédiées au magistrat de Malines (^.

Ces travaux jetèrent tant d'éclat sur le nom de Dodonée, que l'université de Louvain lui off'rit une chaire de médecine, mais la lésinerie et les prétentions exagérées de la régence de cette ville, qui concourait à la rétribution du nouveau pro-

(ï) GoETHALS, p. 141, 143 et 144. — Van Swygenhoven, p. 105 et 106. — Van Meerbeeck, Recherches historiques sur la vie et les ouvrages de Dodonée» Malines, 1841, p. 25 et 26.

(*) Van Swygenhoven, p. 106.

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fesseur, privèrent le haut enseignement d'une acquisition brillante (1557) {').

En 1568, Hopper, qui se trouvait à la cour de Madrid en qualité de maître des requêtes et de conseiller de Philippe II, et à qui Dodonée venait de dédier une autre partie de son Histoire des plantes^ ne négligea rien pour l'attirer en Espagne, où la place de médecin du roi était devenue vacante par le départ de Vésale. Mais Dodonée, si heureux dans sa ville natale, ne jugea pas à propos de s'expatrier à son âge (il avait 51 ans), avec sa femme et ses enfants, pour aller occuper, dans un pays lointain, une position, brillante sans doute, mais peu lucrative et dans laquelle il serait en butte à la jalousie des médecins espagnols^ qui avait causé là perte de Vésale (^.

En 1558, il avait fait imprimer à Anvers un almanach. Le titre était illustré d'une gravure sur bois. Les premières pages contenaient : l'explication du comput ecclésiastique, applicable aux évêchés de Cambrai, Liège, Tournai, Utrecht; les signes employés pour faire connaître les foires en Allemagne, Flandre, Frise, Hollande, Zélande, Brabant, Hainaut et dans le pays de Liège ; ceux du lever et du coucher du soleil ; des marées ; des jours propices à l'emploi des saignées et des purgatifs, et enfin l'annonce et la figure d'une éclipse de lune visible le 1*' avril. A la sixième page, on voyait une gravure représentant un homme nu, entouré des signes du zodiaque, qui régissaient les différentes parties du corps humain (^.

Le goût pour la botanique et l'horticulture, qui paraît inhérent au sol fertile de la Belgique, était déjà répandu alors dans nos provinces. Du temps de Dodonée, on rencontrait journellement des plantes nouvelles, ou que l'on croyait

(') Van Swygrnhoven, p. 107. — Annuaire de Vunwersité de Loiœain, 1841, p. 151-153. — Van Meerbeeck, p. 27-33.

(«) Van Meerbeeck, p. 39, 40, 255 et 258.

('; Broeckx, Annale de V Académie d'archéologie de Belgique, t. XIX, p. 7-10.

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telles, dans l'impossibilité de les retrouver dans les ouvrages anciens. Le premier en Belgique, il entreprit de coordonner les découvertes modernes avec les descriptions des anciens, de rechercher et de discuter quelles étaient les espèces actuellement connues qui avaient été décrites par eux, et quelles étaient celles qui n'étaient pas parvenues à leur connaissance. Il décrivit les plantes indigènes qui n'avaient pa^ été décrites avant lui ou qui l'avaient été mal, et pour rendre son ouvrage plus utile à un plus grand nonibre d'horticulteurs, il les décrivit en flamand.

« Ce que Vésale avait fait pour Galien, Dodonée osa le faire pour Pline, Dioscoride et d'autres écrivains de l'antiquité. Il osa les accuser quelquefois d'erreur et de négligence. Il ne fut pas seulement le premier d'entre les Belges qui publia une histoire des plantes, ce fut encore celui qui, par ses nombreux ouvrages, fit faire le plus de progrès à la botanique, en soutint le goût et provoqua un élan général en sa faveur. De l'Escluse, de Lobel, qui le suivirent à quelques années de distance, profitèrent de ses découvertes et n'eurent plus les mêmes difficultés à vaincre; ils pouvaient donner beaucoup plus de soins à la description des plantes, parce qu'ils n'avaient plus, comme le botaniste malinois, à coordonner celles qui étaient connues avec les descriptions vraies ou fausses des anciens. Cette direction imprimée aux études de Dodonée leur a donné ce caractère spécial qui fait dire à tort à Dupetit-Thuars f) que l'auteur se montre, dans ses écrits, plutôt médecin érudit que savant naturaliste, et que, comparé à de l'Escluse et de Lobel, il ne mérite que la seconde place f). »

Dodonée fut loin de s'occuper exclusivement de botanique; il s'était appliqué aux langues, à la littérature, aux mathématiques et principalement à la médecine f).

(*; Dans la Biographie universelle^ article Dodonée. (*) Van Meerbeeck, p. 92-95.

pj Van Swygenhoven, p. 126.

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Vers le milieu du xvi* siècle, une réaction scientifique portait les médecins à recourir directement à l'antiquité, à consulter eux-mêmes Hippocrate et à observer comme lui, pour en croire leur expérience personnelle. C'est à cette école qu'appartient Dodonée.

Autant l'érudition de Dodonée était étendue, autant son style était clair, précis et correct. Ces avantages lui ont valu de devenir plus populaire que ses émules. En cosmographie, en astronomie et en géographie, il suivit le système de Plolémqe et n'inventa rien. La zoologie lui est redevable d'un écrit sur l'JE/aw, considéré plutôt sous le point de vue historique que sous celui de la science des animaux. En médecine, il devmt un des créateurs de l'anatomie pathologique, titre que la France et l'Italie lui contestent. Mais Dodonée en revendique l'honneur pour la Belgique, et la date et la valeur de ses opinions sont là pour attester que ses droits sont imprescriptibles (^).

Après Dodonée, nous trouvons naturellement de rEscluse(^ et de Lobel. Après avoir reçu sa première instruction à Gand, Charles de l'Escluse fut envoyé à Louvain, en 1546, pour y continuer ses études. Il suivit pendant deux ans les cours de la faculté de droit, non que son goût le portât vers cette carrière, mais pour obéir au vœu de ses parents. De là, il alla en Allemagne et fréquenta pendant quelque temps l'université de Marbourg, où il s'appliqua plus particulièrement à la philosophie. Il paraît que sa véritable vocation ne s'était pas encore révélée alors. Le désir de connaître Mélanchthon le conduisit ensuite à Wittenberg. Ce fut sans doute à la persuasion de ce réformateur qu'il adopta les doctrines nouvelles.

En 1550, il visita Francfort, Strasbourg, la Suisse, Lyon, et s'arrêta à Montpellier, où il étudia la médecine. Lorsqu'il

(') MoRREN, Les Belges illustres, t. III, p. 41 et 42.

(*) Né en 1526, à Arras, de Michel de l'Escluse, seigneur de Watinos, conseiller au conseil d'Artois. Cette famille tirait son origine de la Flandre zélandaise.

CHARLES DE l'eSCLUSE 249

eut pris, en 1555, le grade de licencié, il retourna dans sa patrie et y demeura jusqu'en 1560, occupé du soin de ses premières publications. Il se rendit ensuite à Paris, où il passa deux années. Les dissensions religieuses de la France Ten ayant éloigné, il se retira à Louvain, puis il visita Augsbourg et, Tannée suivante (1564), il entreprit un voyage en Espagne et en Portugal, dans l'intention surtout d'étudier la flore de ces contrées. Il parcourut tout le pays jusqu'à Cadix. Près de Gibraltar, une chute de cheval faillit lui coûter la vie; il eut la jambe cassée. Ce fut vraisemblablement pendant les loisirs forcés de sa convalescence qu'il traduisit de l'espagnol en latin plusieurs ouvrages de botanique. Il les publia à son retour dans sa patrie. Il rapportait de son voyage une riche collection de plantes, dont il donna plus tard la description (^).

Pendant son séjour en Belgique, de l'Escluse habita tour à tour Bruges, Bruxelles, Malines, Anvers, Louvain* Il préférait cette dernière ville à Anvers, où l'on était trop occupé de commerce^), tandis que Louvain était un centre d'études f), malgré l'obscurantisme des moines, dans lesquels il ne voyait que des réceptacles d'hypocrisie (*). Les professeurs lui semblaient cependant beaucoup inférieurs à ceux de Paris (1562) (^). Ce qui l'épouvantait, c'était l'anabaptisme, qui ne faisait que grandir en Flandre (1566) (^. L'année d'après, son oncle, un vieillard de 70 ans, fut brûlé vif pour crime d'hérésie. Malgré son âge avancé, il subit le dernier supplice avec un courage et une résignation qui ne se démentirent pas

(1) Haag, La France protestante. Paris, 1846-59, t. VII, p. 26.

(^) Caroli Clusii ad Thomam Redigerum et Joannen Cratœiem epistoîœ, dans les Bulletins de la Commission d*histoire de Belgique ^ t. XII, p. 15.

(3) « Potius quam illic inter mercatores, qui perpétua de suis mercibus confabulantur, vivamus. « Ibid,^ p. 40.

(*) Ibid., p. 12.

(•) Ibid,, p. 43.

(**) « Anabaptistarum item seminarium in nonnullis Flandrise locis puUalares incipit, quibus nisi mature resistatur, verendum est ne latius malum serpat. »» Ibid., p. 54

250 l'anatomib et la botanique.

un instant. La situation de la Belgique paraissait tellement alarmante au savant, qu*il désespérait de son présent et de son avenir. En I57I, il s*embarqua à Calais pour l'Angleterre. Deux ans après son retour sur le continent, Maximilien II rappela à Vienne, lui conûa la direction de ses jardins et Tadmit au nombre de ses familiers. En 1593, les curateurs de l'université de Leyde le nommèrent à la chaire de botanique, qu'il remplit jusqu'à sa mort (4 avril 1609) 0*

C'est à la cour de Rodolphe II, successeur de Maximilien, que de l'Escluse avait reçu de Busbecq, ancien ambassadeur de Ferdinand P' à la cour ottomane, les premières tulipes, qu'il expédia sans retard en Belgique. Il nous avait déjà donné : la scorsonère et le haricot d'Espagne; le citronnier, inconnu avant lui dans notre pays ; le jasmin d'Arabie, le lis martagon, les anémones, les renoncules; beaucoup de lis et de plantes à bulbes ; le platane, que nous avions perdu, quoique importé chez les Morins du temps de Pline ; le laurier-cerise, le marronnier, que Christophe de Wex avait rapporté d'Orient, en 1587. Mais de toutes ces introductions, la plus utile faite vers cette époque est celle d'une plante du Pérou. C'était un tubercule précieux, dont de l'Escluse fut appelé à faire connaître le premier la figure, les caractères et la culture, et qui bientôt se multiplia pour nourrir pauvre et riche, et réduire les fréquentes famines. Il avait reçu, en effet, en 1580, de Philippe de Sivry, seigneur de Walhain et gouverneur de Mons, deux pommçs de terre, avec leurs fruits. Ce fut de ces deux plantes que sortirent celles qu'il réexpédia de Vienne à ses amis de Belgique, de Francfort et de Padoue. Ce seul bienfait suffirait à immortaliser uii homme Ç).

Il est vrai que plus d'un siècle devait s'écouler avant que la pomme de terre fût cultivée en grand chez nous. Un préjugé vulgaire la faisait regarder comme un poison. Ce ne fut

(») Haag, p. 27.

(*) Ch. Morren, Les Belles illustres, t. III, p. 69 et 70.

DE LOBEL, CÂSABONA. 2ol

que vers 171 3, pendant la guerre des alliés contre Louis XIV, que nos compatriotes, voyant des soldats anglais en manger, comprirent qu'elle n'avait rien de nuisible et commencèrent à Tutiliser.

De Lobel était né k Lille, en 1538. Établi successivement à Anvers et à Delft, il devint médecin du prince d'Orange, Guillaume le Taciturne. Plus tard, il passa en Angleterre, où Jacques V"^ l'attacha à sa maison en qualité de botaniste. Il mourut à Highgate, près de Londres, le 3 mars 1616.

Il fut l'émule de Dodonée et de de l'Escluse et, grâce à lui, la science de la nature salue, au xvi* siècle, en Belgique, un véritable triumvirat du progrès. Leurs descriptions et leurs dessins éclairaient et sollicitaient la science f), et ces trois hommes préparaient la voie à Linnée, à Buffon, à Cuvier, qui leur ont rendu pleine justice. A considérer surtout l'importance des introductions de plantes, l'effet des découvertes sur l'état de la société et les résultats obtenus, on ne peut, dit Morren, refuser de donner la palme à de l'Escluse. Dodonée et de Lobel étaient médecins et botanistes; de l'Escluse a fait autant pour la zoologie que pour la botanique. Cuvier n'hésite pas à le nommer le plus savant homme de son temps. Linnée, Haller, Sprengel ont ratifié sa prééminence : c'est le plus grand naturaliste que le sol belge ait produit f).

Après ces grands noms, peut-on citer Joseph Casabona, né en Flandre vers le commencement du xvi* siècle, mort à Florence en 1595? Casabona, appelé aussi quelquefois Benincasa, eut le titre de botaniste du grand-duc de Toscane, François de Médicis, et fut garde du jardin botanique de Florence. Il avait fait un voyage en Crète, où il avait recueilli beaucoup de plantes. Il se proposait de publier ses observations, mais la mort l'en empêcha. On lui devait la connaissance d'une belle espèce du genre des chardons. Pour la désigner brièvement, quelques auteurs lui donnèrent pour

(<) Haag, p. 104.

(') Ch. Morren, Les Belles ilhisires, p. 66 et 67.

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épithète le nom du botaniste. Linnëe Ta adopté pour nom spécifique, et la plante est universellement appelée aujourd'hui Carduus Casabonœ (^).

En invoquant des créateurs comme Dodonée, de Lobel et de FEscluse, nous ne devons pas oublier leur précurseur : Remacle Fusch, de Limbourg (^. Ses travaux ont eu peu de retentissement, et leur importance est surtout dans leur ancienneté; mais rien ne justifie l'oubli dans lequel sa mémoire était laissée f).

Rappelons aussi deux autres de leurs prédécesseurs, Isaac et Jean HoUander, nés à Stolkwyk, en Hollande, mais originaires de la Flandre. Vivant au xV siècle, ils avaient fait de si grandes découvertes en chimie et en botanique, qu'au XVI* siècle, Paracelse, et au xvii% Bayle furent accusés de plagiat à leur égard (^).

(^) Biographie universelle, article Casabona.

('-') Né dans les premières années du xvi® siècle ; mort à Liège comme médecinchanoine, le 21 décembre 1587.

(') 11 a été vengé de cet oubli par MM. Ch. et Ed. Morren, dans les Bulletins de V Académie de Bruxelles, t. XVI, 2° série, p. 645-671.

0) Van der Aa, t. IX, p. 33 et 34.

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