LES ROIS
Dieu qui aux humbles condesœndt A pénétret ta porte close, Comme la rosée descendt Du ciel clos et entre en la rose.
Ton fils, homme et Dieu, nostre espoir, Entra ton ventre et issi comme Nostre face entre en ung miroir Et la pensée au cœr de V homme, . .
(') A^ vidicando.
(*) Plnchart, Notes viédites sur George Chastellain et Julien Fossetier, Oand, 1862, p. 25-28.
(■*) Voy. le n^ 9220 das Matinscrits de la Bibliothèque de Bourgogne.
{){) >IMV(.rKKITE d'aITUICIIE ET LA RENAISSANCE DANS LES PAYS-BAS.
On connaît encore trois ouvrages de Fossetier : l'un existait en manuscrit dans la librairie de Marie de Hongrie, sous ce titre : Petit livrer nommé Faici, de par messire Julien Fautcetier; l'autre est un petit volume de poésies, imprimé en 1552, à Anvers, et intitulé : Conseil de volontier morir (*); le troisième est un poème sur la bataille de Pavie (1523).
L'auteur de la Chronique margaritique s'est fait remarquer par quelques hardiesses qui commençaient à être du goût du siècle.
Toutefois, si l'on jugeait sur la Chronique margaritique de l'état des lumières dans les Pays-Bas au commencement du xvi^ siècle, on en aurait une bien mince idée. Au moment où Alexandre Régius, Rodolphe Agricola, Érasme, Vives et tant d'autres s'efforçaient de faire revivre la belle littérature et d'anéantir la barbarie qui s'était emparée des écoles, il est impossible de pousser plus loin l'ignorance savante et le défaut do critique (*).
A Fossetier nous ajouterons particulièrement (^) Jean Lemaire, Réniacle de Florennes, Jean Second et Corneille Agrippa, le Trismégiste de son siècle.
Jean Le Maire, surnommé de Belges, c'est-à-dire de Bavai (Belges), son lieu de naissance, le fantastique auteur de Y Amant verd, le poète que Ronsard a souvent pris pour modèle et que Marot n'a pas craint de comparer au chantre de Ylliadc, naquit vers 1475. Il était parent de Molinet, qui le tint pendant quelque temps sous sa discipline et le fit admettre, à l'âge de vingt-cinq ans, en qualité de clerc des finances au service du roi Charles VIII et du duc Pierre II de Bourbon. Lemaire alla habiter Villefranche en Beaujolais, pour être plus à portée de surveiller la rentrée des revenus de ces princes. Ce fut là que Guillaume Crétin, ami de Moli-
(ï) PiNCHART, p. 28-29.
(*) De RBirFKKBKRO, Nouvelles archives historiques, t. VI, p. 15 et 16.
(') Jo pourrais y joindre un grand nombre d autres, mais je suis forcé de me borner à certains noms.