‹ Les précurseurs de la réforme aux Pays-basChapitre 151 sur 182 · T. 11. VI · texte numérisé non relu

T. 11. VI

OU celle du Mumjer, représentée pour la première fois dans une petite ville de Bourgogne, Seurre, en 1490, à la suite do Mystère de Saint- Martin , et d'où est sorti le Pierrot enfai*iné du xvn* siècle (%

On est moins étonné de la violence de la satire, delà licence des farces, lorsqu'on sait que même la naïveté poétique des mystères poussait l'action jusqu'au point extrême où l'intelligence du spectateur devait achever un épisode dont les préludes avaient déjà de quoi offenser la pudeur la moins craintive. Dans la Vie et Histoire de madame sainte Barbe, qui fut représentée et imprimée vers 1520, quoique le mystère commence par un sermon sur un texte de l'Évangile, la première scène s'ouvre sur un mauvais lieu, où une femme folle de son corps chante une chanson et fait des gestes obscènes. L'Empereur ordonne à cette femme d'engager la sainte à faire fornication, et la conseillère de débauche s'efforce de séduire ^jrae lîarbe, (pii se recommande a Dieu. Aussi la représentation d'un grand mystère donnait-elle lieu souvent à des orgies sans nombre et à des désordres de toute espèce.

(*) P.-L. Jacob, Recueil de farces, soU'es et moralités du xv* sidcle.

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