A?i.\TOMlE ET LA BOTAMQLE
Son iils, Reinbert Joenkens, se distingua non seulement par sa gran<le aptitude à régir les aflaires administratives que ses concitoyens lui avaient confiées, mais encore par ces vertus politiques qui fout les hommes probes et réellement influents (^). Keuibert Joenkens donna le jour à un fils nommé Dodo (Denis) et à une fdie appelée Tita ou Tidea, qui épousa le bourgmestre de Sneek, jolie petite ville située à trois lieues de Leeuwaarden. Rixtia, issue de ce mariage, s'unit a Suiïrid Hopper, le père de Joacliim Ilopper, qui devint conseiller de Philippe 11 fj.
Denis Joenkens se fixa à Malines, où il put se livrer i\ son aise au commerce des lettres, auquel le portaient ses goûts et que les guerres civiles avaient troublé dans sa province. Le 20 juin 1517, un fils naît à Denis Joenkens. C'est celui que la postérité appellera un jour le grand Dodonée f . Envoyé de bonne heure à l'université de Louvain, le jeune Rembort Dodonée lit des progrès si rapides dans Félude de la médecine, qu'il y obtint le grade de licencié, le 10 septend)ro lliThu à Tàge de dix-sept ans; puis il visita les universités les jdus c^'lèbres de l'Allemagne, de la Tranct* et de l'Italie. De retour dans sa patrie, en ITiiT, il fut nommé, deux ans après, médecin de sa ville natale ("*).
Le premier ouvrage que Dodonée publia fut son Introduction ù C étude de rastronomie et de la géographie, (lu'il dédia à Joachim Ilopper (I ri 48). Deux ans après, il mettait la main il un aulie travail, destiné à l'instruction de quebpies élèves aux(iuels il donnait des leçons de médecine. C/élaient ses tableaux syn(q»tiques de physiologie, qui ne furent imprimés qu'en 1581 (■).
i') Cil. Van S\vygi:mi«»vi;n. «lans VAf^'i'in biogrophiqi'c ilca /AV/aw o'Uhrcs, t I. p. Hî)et 100.
<*) Ir^., I». I(»0.
(') II»., p. 100 ft 101.
{}) CîoKTnAi..<ï, t. II, I». 138 et 130. (V Va> »S\VYGi:Nm.»vi:N. p. 101.
DODONÉE. 2i5
Jusqua Dodonée, la botanique, considérée comme une parlie de la médecine et réduite à la recherche des plantes usuelles, n'était qu'une partie de la matière médicale. On pense avec raison que ce fut le contemporain de Dodonée, Conrad Gessner, qui le premier conçut l'idée de diviser les plantes en classes, en genres et en espèces, et qui a la gloire d'avoir cherché le premier, dans la fleur et dans le fruit, les caractères distinctifs les plus essentiels des classes et des genres. Mais Dodonée déplorait aussi la confusion où se trouvait cette science ; il abandonna la méthode alphabétique et en imagina une plus conforme à la nature. Ce fut en 1552 qu'il publia son Histoire des ffmits^ qui n'était que le prélude de son Herbier-, il y avait ajouté deux lettres scientiGques, destinées h piquer la curiosité du public et à faire désirer son grand ouvrage. VHerbier parut en 1554, dédié à Marie de Hongrie, gouvernante des Pays-Bas, et fut rapidement épuisé. Écrit en flamand, il eut l'honneur d'une traduction française, anglaise et latine. Le produit de la vente permit h l'auteur de s'acheter une maison, située rue des Àugustins, à Malines (^).
Une année avant la publication de son Herbier ou Histoire des plantes, Dodonée avait mis au jour les planches dépourvues de texte des trois premiers livres de cette œuvre immense. Ces planches, dont la seconde partie ne parut qu'après, sont gravées sur bois, accompagnées d'une synonymie officinale grecque, latine, allemande, flamande, française, et dédiées au magistrat de Malines f).
Ces travaux jetèrent tant d'éclat sur le nom de Dodonée, que l'université de Louvain lui oiTrit une chaire de médecine, mais la lésinerie et les prétentions exagérées de la régence de cette ville, qui concourait à la rétribution du nouveau pro-
(*) GoETHALS, p. 141, 143 et 144. — Van Swyoenhoveît, p. 105 et 106. — Van Meerbbbcr, Recherches historiques sur la vie et les ouvrages de Dodonée, Malines, 1841, p. 25 et 26.
(*) Van Swtgenhovbn, p. 106.
346 L a:<AT0M1E et la BOTA.f ique.
fesseur, privèrent le haut enseignement d'une acquisition brillante (1557) (').
En 1568, Hopper, qui se trouvait à la cour de Madrid en qualité de maître des requêtes et de conseiller de Philippe II, et à qui Dodonée venait de dédier uue autre partie de son Histoire des jUanies, ne négligea rien pour lattirer en Espagne, où la place de médecin du roi était devenue vacante par le départ de Vésale. Mais Dodonée, si heureux dans sa ville natale, ne jugea pas à propos de s'expatrier à son ^e {il avait 51 ans), avec sa femme et ses enfants, pour aller occuper, dans un pays lointain, une position, brillante sans doute, mais peu lucrative et dans laquelle il serait en butte 3 la jalousie des médecins espagnols, qui avait causé la perte de Vésale f}.
En 1558, il avait fait imprimer à Anvers un almanach. Le titre était illustré d'une gravure sur bois. Les premières pages contenaient : l'explication du comput ecclésiastique, applicable aux évèchés de Cambrai, Liège, Tournai, Utrecht; les signes employés pour faire connaître les foires en Allemagne, Flandre, Frise, Hollande, Zélande, Brabant, Hainaut et dans le pays de Liège ; ceux du lever et du coucher du soleil ; des marées ; des jours propices à l'emploi des saignées et des purgatifs, et enfin l'annonce et la figure d'une éclipse de lune visible le i" avril. A la sixième page, on voyait une gravure représentant un homme nu, entouré des signes du zodiaque, qui régissaient les difTérentes parties du corps humain (^.
Le goût pour la botanique et l'horticulture, qui parait inhérent au sol fertile de la Belgique, était déjà répandu alors dans nos provinces. Du temps de Dodonée, ou rencontrait journellement des plantes nouvelles, ou que l'on croyait
(') Vas Swygknhoves, p, 107. — Annuaire de Fuiiieersilé de Loiœain. ISJl, p. 151-153. — Vas Mekrbkeck, p. 27-33.
(«) Vas Mkkrbkecr, p. 39, 40, 255 et 258. (*; Broeckx, Anna/es de l'Académie d'arekiologie d» Belgique, t. XIX, p. 7-10.
PODONÉE. 247
telles, dans Timpossibilité de les retrouver dans les ouvrages anciens. Le premier en Belgique, il entreprit de coordonner les découvertes modernes avec les descriptions des anciens, de rechercher et de discuter quelles étaient les espèces actuellement connues qui avaient été décrites par eux, et quelles étaient celles qui n'étaient pas parvenues à leur connaissance. Il décrivit les plantes indigènes qui n'avaient pas été décrites avant lui ou qui l'avaient été mal, et pour rendre son ouvrage plus utile à un plus grand nombre d'horticulteurs, il les décrivit en flamand.
« Ce que Vésale avait fait pour Galien, Dodonée osa le faire pour Pline, Dioscoride et d'autres écrivains de l'antiquité. Il osa les accuser quelquefois d'erreur et de négligence. Il ne fut pas seulement le premier d'entre les Belges qui publia une histoire des plantes, ce fut encore celui qui, par ses nombreux ouvrages, fit faire le plus de progrès à la botanique, en soutint le goût et provoqua un élan général en sa faveur. De l'Escluse, de Lobel, qui le suivirent à quelques années de distance, profitèrent de ses découvertes et n'eurent plus les mêmes difficultés h vaincre; ils pouvaient donner beaucoup plus de soins à la description des plantes, parce qu'ils n'avaient plus, comme le botaniste malinois, à coordonner celles qui étaient connues avec les descriptions vraies ou fausses des anciens. Cette direction imprimée aux études de Dodonée leur a donné ce caractère spécial qui fait dire à tort à Dupetit-Thuars (^) que l'auteur se montre, dans ses écrits, plutôt médecin érudit que savant naturaliste, et que, comparé à de l'Escluse et de Lobel, il ne mérite que la seconde place f). »
Dodonée fut loin de s'occuper exclusivement de botanique; il s'était appliqué aux langues, à la littérature, aux mathématiques et principalement à la médecine (^.
(*j Dans la Biographie universelle , article Dodonée. (') Van Meerbeeck, p. 92-95.
('; Van Swygbnhoven, p. 126.
248 l'anatomie et la bota:^ique.
Vers le milieu du xvi* siècle, une réaction scientifique portait les médecins à recourir directement à Fantiquité, à consulter eux-mêmes Hippocrate et à observer comme lui, poui en croii'e leur expérience personnelle. C'est à cette écol( qu'appartient Dodonée.
Autant l'érudition de Dodonée était étendue, autant soi style était clair, précis et correct. Ces avantages lui ont vali de devenir j)lus populaire que ses énmles. En cosmographie en astronomie et en géographie, il suivit le système d Ptoléinée et n'inventa rien. La zoologie lui est redevable d'ui éci'it sur VEtan^ considéré plutôt sous le point de vue histo rique que sous celui de la science des animaux. En médecine il devint un des créateurs de l'anatomie pathologique, titr que la France et l'Italie lui contestent. Mais Dodonée e reven<lique l'honneur pour la Belgi<iue, et la date et la valeu de st»s opinions sont là pour attester que ses droits soi imprescriptibles f).
zVprès Dodonée, nous trouvons naturellement de l'Escluseï et de Lobel. Après avoir reçu sa première instruction à Gand Charles de l'Escluse fut envoyé à Louvain, en 1516, pou y continuer ses études. Il suivit pendant deux ans les cours d la faculté de droit, non que son goût le portât vers cett carrière, mais pour obéir au vœu de ses parents. De là, î alla en Allemagne et fréquenta pendant quelque temps l'uni versité de Maibourg, où il s'appliqua plus particulièrement la philosophie. 11 paraît que sa véritable vocation ne s'étai pas encore révélée alors. Le désir de connaître Mélanchtlioi le conduisit ensuite à Wittenberg. Ce fut sans doute à l persuasion de ce réfoiinateur qu'il adopta les doctrines non velles.
En looO, il visita Francfort, Strasbourg, la Suisse, Lyon et s'aiivta à Montpellier, où il étudia la médecine. Lorsqu'î
(') Mi)KKKN, Lrs Ih'if/'^s ////'.v/?v\s*, t. Iir, p. 41 et 42.
(*j Nt- on 1520. A Arrns, de Michel do l'Iilscluso, scigiuMir de Watinos, conseille au c(>ns«il d'Artois. Cette funiille tirait son origine de la Flamli-c zélandaisc.
CHARLES DE l'eSCLLSE 249
eut pris, en 1555, le grade de licencié, il retourna dans sa patrie et y demeura jusqu'en 1560, occupé du soin de ses premières publications. Il se rendit ensuite à Paris, où il passa deux années. Les dissensions religieuses de la France l'en ayant éloigné, il se retira à Louvain, puis il visita Augsbourg et, l'année suivante (1564), il entreprit un voyage en Espagne et en Portugal, dans l'intention surtout d'étudier la flore de ces contrées. Il parcourut tout le pays jusqu'à Cadix. Près de Gibraltar, une chute de cheval faillit lui coûter la vie; il eut la jambe cassée. Ce fut vraisemblablement pendant les loisirs forcés de sa convalescence qu'il traduisit de l'espagnol en latin plusieurs ouvrages de botanique. Il les publia à son retour dans sa patrie. Il rapportait de son voyage une riche collection de plantes, dont il donna plus tard la description (^).
Pendant son séjour en Belgique, de l'Escluse habita tour à tour Bruges, Bruxelles, Malines, Anvers, Louvain. II préférait cette dernière ville à Anvers, où l'on était trop occupé de commerce^), tandis que Louvain était un centre d'études f), malgré l'obscurantisme des moines, dans lesquels il ne voyait que des réceptacles d'hypocrisie (*). Les professeurs lui semblaient cependant beaucoup inférieurs à ceux de Paris (1562) (^). Ce qui l'épouvantait, c'était l'anabaptisme, qui ne faisait que grandir en Flandre (1566) (^. L'année d'après, son oncle, un vieillard de 70 ans, fut brûlé vif pour crime d'hérésie. Malgré son âge avancé, il subit le dernier supplice avec un courage et une résignation qui ne se démentirent pas
(ï) Haag, La France protestante. Paris, 1846-59, t. VII. p. 26.
(') Caroli Clusii ad Thomam Redigerum et Joannen Cratonem epistolœ, dans les Biiileti/is de la Commission d* histoire de Belgique, t. XII, p. 15.
(^) •* Potius quam illic inter mercatores, qui perpétua de suis mercibus confabulantur, vivamus. » Ibid,^ p. 40.
(<) Ibid., p. 12.
D Ibid., p. 43.
C) ^ Anabaptistarum item scminarium in nonnullis Flandiise locis pullalarcs incipit, quibus nisi mature rcsistatur, vcrendum est ne latius malum serpat. n Ibid.f p. 54
2S0 L A:<\T0XIE et la BOTA:(I<tUE.
un instant. La siluntion de la Belgique paraissait telleme alarmante nu savant, qu'il désespérait de son présent et i son avenir. En 1571, it s'embarqua à Calais pour l'AnglcteiT Deux ans après son retour sur le continent, Maximilien l'appela à Vienne, lui conQa la direction de ses jardins l'admit au nombre de ses familiers. En 1595, les curateurs l'université de Leyde le nommèrent à la chaire de botaniqu qu'il remplit jusqu'à sa mort (i avril 1609) C).
C'est à la cour de Rodolphe II, successeur de Maxin lien, que de l'Escluse avait reçu de Busbecq, ancien nmbasi deur de Ferdinand I" à la cour ottomane, les prcmièi tulipes, qu'il expédia sans retard eu Belgique. Il nous av déjà donné : la scorsonère et le haricot d'Espagne; le cilr( nier, inconnu avant lui dans notre pays; le jasmin d'Arah le lis martagon, les anémones, les renoncules; beaucoup lis et de plantes à bulbes; le platane, que nous avions pen quoique importé chez les Morins du temps de Pline; le li rier-cerise, le marronnier, que Christophe de Wex avait r; porté d'Orient, en 1587. Mais de toutes ces introductions, plus utile faite vers cette époque est celte d'une plante Pérou. C'était un tubercule précieux, dont de l'Escluse appelé à faire connaître le premier la figure, les caractèi et la culture, et qui bientôt se multiplia pour nourrir paui et riche, et réduire les fréquentes famines. Il avait reçu, effet, en 1.580, de Philippe de Sivry, seigneur de Walliain gouverneur de Mons, deux pommes de terre, avec loi fruits. Ce fut de ces deux plantes que sortirent celles qt réexpédia de Vienne à ses amis de Belgique, de Fr.incf( et de Padiuie. Ce seul bienfait suffirait à immortaliser homme (*).
Il est vrai rjue plus d'un siècle devait s'écouler avant q la pomme de terre fût cultivée en grand chez nous. \^n pi jugé vulgaire la faisait regarder comme nu poison. Ce ne I
C) HAAfi, p. 27.
(») Ch. Mohhrn, Les Belges illustres, t. III, p. 60 et 70,
DE LOBEL, CASABONA. 281
le vers 171 3, pendant la guerre des alliés contre Louis XIV, le nos compatriotes, voyant des soldats anglais en manger, ^mprirent qu'elle n'avait rien de nuisible et commencèrent Tutiliser.
De Lobel était né à Lille, en 1558. Établi successivement à ivers et à Delft, il devint médecin du prince d'Orange, lillaume le Taciturne. Plus tard, il passa en Angleterre, i Jacques P' l'attacha à sa maison en qualité de botaniste, mourut à Highgate, près de Londres, le 3 mars 1616. Il fut l'émule de Dodonée et de de l'Escluse et, grâce à lui, la îence de la nature salue, au xvi* siècle, en Belgique, un ritable triumvirat du progrès. Leurs descriptions et leurs îssins éclairaient et sollicitaient la science (% et ces trois immes préparaient la voie à Linnée, à Buffon, à CUvier, li leur ont rendu pleine justice. A considérer surtout l'im- ^rtance des introductions de plantes, l'effet des découvertes r l'état de la société et les résultats obtenus, on ne peut, t Morren, refuser de donner la palme à de l'Escluse. )donée et de Lobel étaient médecins et botanistes; de ^scluse a fait autant pour la zoologie que pour la botanique, ivier n'hésite pas à le nommer le plus savant homme de son mps. Linnée, Haller, Sprengel ont ratifié sa prééminence : îst le plus grand naturaliste que le sol belge ait produit f). Après ces grands noms, peut-on citer Joseph Casabona, né Flandre vers le commencement du xvi* siècle, mort à FIonce en 1595? Casabona, appelé aussi quelquefois Beninsa, eut le titre de botaniste du grand-duc de Toscane, •ançois de Médicis, et fut garde du jardin botanique de orence. Il avait fait un voyage en Crète, où il avait recueilli aucoup de plantes. Il se proposait de publier ses observa- )ns, mais la mort l'en empêcha. On lui devait la connaisnce d'une belle espèce du genre des chardons. Pour la signer brièvement, quelques auteurs lui donnèrent pour
<) Haag, p. 104.
') Ch. Morrbn, Les Belges illustres, p. 66 et 67.
352 L A^ATOMIE ET LA IK)Ti:ïIQL'E.
épîl1l^tc le nom du botaniste. Linnûc l'a adopte pour r spécifique, et la plante est uuiversellement appelée aujoiird'
Cantnus Casabome (').
En invoijuaut des createurs comme Dodonée, de Lobe do l'Ksduîk', nous ne devons pas oublier leur précurseï Keiuacle Fusch, de Limbout'g(^. Ses travaux ont eu pei iTlentissement, et leur importance est surtout dans I aucicnneté; mais rien ne justifie l'oubli dans lequel incmoire était laissée f).
Rappelons aussi deux autres de leurs prédécesseurs, li et Jean Ilollamler, nés à Stolkwyk, eu Hollande, mais oi naires de la Flandre. Vivant au x\-' siècle, ils avaient de si grandes découvertes en chimie et en botanique, qi xvi' .siècle, Paracelse, et au xvii', Baylc furent accusé plagiat à leur égard (*).
(') Bioffivjihie uniriTsd/ii, article C^sahosa.
(-) Né (luiu \ai pTVIniÙI'B^> aniià>j du xvi* siècle; moL't & Liège comme méi, chtiDo'iiK; lo m décemhTù I5â7.
{'j 11 il été votigé de (X't oubli |iiii' MM. Ch. et Ed. Mokrbn, daitt Icf; BuUiii /Moit/J„ji« de Bri!ixll,-s, t. XVI, 2' série, p. C45-671.
(') Vax riER .\a. t. [X, p. 33 et 3.I.
i CHAPITRE XV