Voir Mansi, Concilia,t. XXII, p
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fond, c’est une tentative originale, faite par un Lyonnais riche et laïque, pour régénérer l'Église par le retour à la pauvreté et pour consoler et moraliser le peuple par la prédication de l'Évangile en langue romane. A la différence des Pétrobrusiens et des Henriciens, Valdo respectait le dogme et les sacrements de l'Église, lui et ses adeptes fréquentaient les offices catholiques; à la différence d’Arnauld de Brescia, il ne touchait ni à la politique, ni au temporel des évêques. Il sollicita du Pape l'approbation de sa version des Écritures et la permission de prècher, et parait bien avoir obtenu la première. Ce n’est que devant la mauvaise volonté de l'archevêque de Lyon et son refus d’autoriser les lectures populaires, que Valdo déclina l’obéissance aux autorités ecclésiastiques et fit schisme dans l'intérêt supérieur de l'avancement du règne de Dieu sur la terre.