Pelrarcæ opera lalina. Bâle, 1530 fol., liber I
afin de vivre entièrement pour le Christ, qui est le chemin, la vérité et la vie. Le second est plus intéressant comme autobiographie du poète. Après avoir expliqué que c'est par la lecture des pères del'Église, saint Ambroise, saint Jérôme, saint Grégoire et saint Jean Chrysostôme qu'il a été amené sur les frontières de la Sainte Écriture, longtemps négligée par lui, il s'exprime en ces termes : « Quant à ces Saintes Écritures encore inconnues, que « j'ai commencé à goûter sur le tard, en étranger et « comme attiré par leur parfum, vous, qui en avez été « nourris dès le principe et qui y êtes comme chez vous, « aimez-les, cultivez-les, vénérez-les, fréquentez-les. « Qu'elles ne sortent jamais de vos mains, encore moins « de vos esprits! Si l'on regarde à l'autorité, elles puisent « la leur dans le Saint Esprit, qui les a produites et même « ont été confirmées par la bouche du Christ. Au point de « vue de l’antiquité, elles surpassent toutes les lettres « profanes. Et quant à leur vertu, elles étaient célèbres, « bien avant que Cadmus eût inventé les lettres grecques « et que les Égyptiens ou les Latins eussent des livres. »