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SARCOPHAGE ANTIQUE

Palais Riccardi, à Florence.

quelque sorte les rues, jusqu'en plein xvc siècle, où les marbres les plus précieux furent impitoyablement condamnés, pendant plusieurs centaines d'années, à alimenter les fours des fabricants de chaux!

vestigie del Colosseo, e délie Terme ; queste cose sono presso a Santa Croce : il Campidoglio era Mercato Vecchio ; la Rotonda è tutta in piè, che fu fatta pel Tempio di Marte, oggi è pel nostro S. Giovanni. Che questo, fusse cosî, si vede benissimo, e non si puô negare ; ma sono dette fabbriche molto minori di quelle di Roma. »

On trouvera une description détaillée des monuments antiques de Florence dans les Leponi di Antichità toscane e spepalmente délia città di Firençe, de Lami (Florence, 1766, 2 vol. in-40), ainsi que dans divers opuscules de Manni.

Parmi les sculptures antiques les plus intéressantes figuraient trois sarcophages, longtemps placés devant le Baptistère, et transformés après coup — le moyen âge était coutumier de ces sortes de plagiats — en sépultures chrétiennes. C'étaient, selon toute vraisemblance, des ouvrages exécutés à Florence même, vers la fin de la domination romaine. Un décret de 1296 avait ordonné de les transporter ailleurs, mais cette mesure ne fut pas exécutée immédiatement, car Boccace a encore vu ces monuments dans le voisinage du Baptistère1. Plus tard ils furent installés derrière le Campanile; en 1824 enfin, on les transporta au palais Riccardi, où ils se trouvent de nos jours encore -. Le principal d'entre eux représente une chasse au sanglier; sur son couvercle de marbre ont été sculptées, en plein xive siècle, les armoiries des Médicis et celles de la corporation des fabricants d'étoffes de laine (arte di calimara), — témoignage bien probant du prix que Ton attachait dès lors à ce monument. C'est lui qui servit de sépulture à Guccio de Médicis, nommé gonfalonier de la République en i2gg'i. Le second sarcophage nous montre, entre autres sujets, les Dioscures; le troisième, Mercure avec des Victoires.

Un quatrième sarcophage païen, aujourd'hui encore exposé au Baptistère, reçut, en i23o, les ossements de l'évêque Jean de Velletri. Ce précieux monument représente, au milieu, une femme vue de face et assise devant une corbeille pleine de fleurs. Deux autres femmes, vues de profil, se correspondent de chaque côté du bas-relief; celle de gauche, assise devant une table chargée de fleurs, s'adresse à un esclave qui se présente devant elle, porteur d'une corbeille également remplie de fleurs; celle de droite, assise dans un fauteuil de marbre, s'entretient avec un génie. Deux autres génies, debout, éplorés, et tenant des torches renversées, terminent de chaque côté l'allégorie funèbre. Cette sculpture, quoique d'assez basse époque déjà, conserve encore le caractère de noblesse et de dignité qui marque les œuvres de l'antiquité païenne 4.

1. Richa, Chiese florentine, t. III, p. i3 ; t. V, p. i5 et suiv.

2. D'ûtschke, Antike Bildwerke in Oberitalien, t. II, p. 54 et suiv., nos 1,8, 3i.

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