Vite, éd. Bartoli, p
2. Voy. sa lettre à Niccoli dans la Veterum Scriptorum nova Collectio, de D. Martène, t. III, p. 723, 724. Voy. aussi les Lettres de Traversari, éd. Mehus, liv. VIII, ep. II, p. 374.
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^Eneas Sylvius Piccolomini, le futur Pie II, reçut son initiation clans ce milieu si hospitalier, si fécond. Pendant longtemps, il suivit le double sillon tracé par Niccoli et par le Pogge, s'attachant à la fois aux chefsd'œuvre de la littérature et à ceux de l'art. Il lui appartenait, une fois monté sur le trône pontifical, de réaliser ce programme dans son intégrité, et de foncier le musée, complément indispensable de la bibliothèque. Il publia effectivement une bulle, destinée à protéger les monuments antiques de sa capitale. Mais ce fut tout. Pendant le reste de son pontificat, pas plus que Nicolas V, il ne s'occupa de donner pour pendant à sa collection de manuscrits cette collection de marbres que l'enseignement réclamait si impérieusement. On le voit déserter la bannière du Pogge pour revenir aux principes étroits d'un autre de ses professeurs de Florence, François Philelphe, le représentant exclusif de la philologie. ■ — Heureusement il se trouvait dès lors, sur les bords mêmes de l'Arno, un Mécène jaloux de rétablir l'équilibre entre les deux moitiés de la tradition antique et de conserver à la Renaissance l'harmonie qui a fait sa force. Nous avons nommé le Père de la Patrie , le grand Cosme de Médicis.