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PIERRE DE MEDICIS

Les relations de Laurent avec Ambroise Traversari nous prouvent que, malgré leur situation prépondérante, les Médicis ne dédaignaient pas de rendre à leurs amis une foule de petits services qu'il aurait été impossible de demander à des familles souveraines. Lorsqu'en 1434 Stefano Porcari, le fauteur de la fameuse conjuration dirigée contre Nicolas V, fit don d'un camée antique au général des Camaldules, celui-ci envoya à Laurent la mesure de son doigt et le pria de taire monter en bague cette pierre précieuse. Singulière commission pour le frère du chef du gouvernement florentin 1 !

PORTRAIT I ) E PIERRE DE MEDICIS, d'après une médaille du cabinet de M. A. Armand.

Le fils aîné de Cosme, Pierre (141 6- 1469), ou, comme on l'appelait à Florence, Piero di Cosimo, a été passablement maltraité par ses contemporains et par la postérité. Dans sa politique on chercherait en vain la grandeur, la profondeur de vues de son père. Son caractère n'offrait pas non plus les qualités propres à captiver la foule. L'extérieur même chez lui n'avait rien qui provoquât la sympathie. Si nous en jugeons par les deux bustes conservés au Bargello et par sa médaille, ses traits manquaient de noblesse et de régularité. De bonne heure ses infirmités lui

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