Gaye, Carteggio, t. I, p. 3b
4. « Architecturam amavit (Laurentius), sed illam praecipue quœ antiquitatis aliquid redoleret. Quod facile apparet in Praîtorio Caiano, priscam illam veterum magnificentiam reprœsentante, quod Politianus elegantissimo carminé celebravit. » (Valori, éd. Galletti, p. 176.)
Vis-à-vis de la sculpture ou de la peinture, Laurent se distingue également par la justesse de son coup d'œil. Le premier il devine la vocation de Michel-Ange et fournit à l'enfant de génie les moyens de se livrer exclusivement à l'art, de même qu'il adopte et fait élever à ses frais Bibbiena et Inghirami, deux des gloires de la littérature italienne.
Ici encore Laurent exerça au loin une autorité que les plus puissants souverains reconnaissaient avec empressement. Tantôt il met Ludovic le More en relations avec Léonard de Vinci, le cardinal Caraffa avec Filippino Lippi1, le roi de Portugal avec André Sansovino2; tantôt il envoie à Mathias Corvin des bustes de bronze exécutés par Verrocchio 3 ou bien au comte Mataloni, de Naples, une superbe tête de cheval, qui a longtemps passé pour antique4.