TURPIN
Pierre-Jean-François Turpin naquit à Vire le 11 mars 1775. Embarqué pour Saint-Domingue en 1794 dans le bataillon du Calvados, il y rencontra le botaniste Poiteau et devint bientôt son ami, en même temps que son collaborateur. Rentré en France, le général Leclerc, devenu son protecteur, le prit comme attaché-dessinateur de son état-major. Nommé lieutenant, avec la permission de retourner à Saint-Domingue, Turpin devait en revenir, ayant séjourné une année dans l’île de la Tortue, muni d’une superbe collection de plantes et de dessins. La mort du général Leclerc le
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‘plongea dans le dénuement. Rallye, médecin en chef de l’armée le fit nommer pharmacien de 2° classe sans * l’obliger d'en remplir les fonctions. Il se rendit alors quelque témps après aux États-Unis ‘où se trouvait Humboldt, revint avec lui en France, vers 1802, et fut, à partir de ce moment, chargé, avec Poiteau, de la partie iconographique des principaux ouvrages publiés au début du siècle dernier, entre autres ceux de Humboldt et Bonplaud.. |
En 1826, Turpin lisait à l’Académie des sciences, séance du 12 juin, ses Observations sur l’organographie végétale. Dans la même année paraissait son Organographie microscopique élémentaire et. comparée des végétaux. En 1828 l'Organographie végétale; Obseroations sur l’origine commune et la formation de tous les COTDS propagateurs des végétaux et particulièrement sur un nouveau mode de ces corps propagateurs.
Il lisait, le 24 mars 1824, à l’Académie des sciences ses Observations générales sur l’organographie et la physiologie des végétaux.
Le sous-titre de son Organographie microscopique élémentaire et comparée des végétaux trace assez bien dans ses grandes lignes la théorie de Turpin adoptée déjà par ses devanciers. « Sur l’origine ou la formation primitive du tissu cellulaire, sur chacun des vésicules composantes de ce tissu, considérées comme autant d’individualités distinctes, ayant leur centre vital particulier de végétation et de propagation, et destinées à former, par agglomération, l’individualité composée de tous les végétaux. »
L’individualité de chaque vésicule fait que chaque plante est un groupement d’individualités vésiculaires . Ces vésicules ou globules sont autant de centres vitau x de végétation des « conceptacles de reproduction ». Elles donnent naissance à de plus petites vésicules et deviennent ainsi des vésicules mères. Le tissu cellulaire n’est qu’un amas d'individus vésiculaires développés à l'intérieur d’une des cellules primitives. Tout arbre comme tout être organisé commence par un seul globule ou vésicule mère. Les petits globules déjà vus par Brisseau de Mirbel et Dutrochet ne sont pas des pores ni un système nerveux diffus, ce sont de futures vésicules,
À côté de cette étude des unis et plunicellaires Turpin place celle des fonctions de la cellule et montre que
celle-ci absorbe, digère et transforme.