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Dans ses travaux se trouve done nettement esquissée la théorie cellulaire. Les cellules sont autaut d’individualités distinctes jouissant chacuhe de la propriété de croître et de se multiplier de se modifier dans certaines limites ; la plante est done un être collectif. Voilà ce que Mirbel eut le mérite de bien voir.
Dans son Mémoire sur le Marchantia (1831-32) il établit la constance du noyau qu'il appelle sphérule et cela dans l’année même où R. Brown considère le noyau comme un élément normal de toute cellule. Il apparaît comme le premier en date des précurseurs français de Schwann et méritait à ce titre une étude au début de
notre travail.
DUTROCHET
Henri Dutrochet naquit le 14 novembre 1776 au château de Néon, sur le bord de la Creuse, dans le Poitou. « J’eus le malheur, dit-il, de naître pied-bot dans un temps où l’orthopédie n’existait pas. » Toutes les sommités médicales consultées déclaraient sa difformité audessus des ressources de l’Art, quand on décida de le confier aux soins du bourreau de Vendôme. Ce dernier, en dehors de l’exercice de sa profession, réduisait habilement certaines fractures et luxations.On lui confia le jeune Dutrochetet notre étrange orthopédiste le rendait peu après à sa famille, les pieds bien conformés, nous dit Espiaud. La Révolution arriva, confisqua les biens de son père. Dutrochet partit rejoindre ses frères qui se trouvaient alors dans le Maine sous les ordres de
Sassani 2
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M. de Bourmont, chef de l’armée royaliste. Revenu chez lui, après le 18 brumaire, il redevint gentilhomme campagnard jusqu'a moment où il se décida, sur les conseils de Petitheau, chirurgien de Paris, à commencer ses études médicales. On était en 1802 et Dutrochet avait vingt-six ans. Dix-huit mois après, il concourait pour l'internat et le 26 juillet 1806, il soutenait sa thèse intitulée : Zssai sur une nouvelle lhéorie sur la. voix. Il entra alors dans l’armée. Nous le retrouvons en 1808 médecin ordinaire attaché à l’armée d’Espagne. Il contracte le typhus à l'hôpital de Burgos, au moment où l'épidémie décimait nos troupes, revient en France, donne sa démission et va s'installer aux environs de Château-Renault, dans le manoir de Chareau, Dutrochet avait trente-quatre ans. Poussé, par la lecture de Spallanzani, vers l’éxpérience et l’observation il entreprit l'étude de la botanique. En 1834 il entrait à l’Académie des Sciences, section d'Économie rurale. Il avait publié en 1823 les Recherches sur la structure intime des animaux et des végétaux et sur leur motilité. En 1837 paraissait son Mémoire pour servir à l'histoire anatomique des animaux et des pégétaux. Le #4 février 1847 il succombait à une affection cérébrale.
Pour Dutrochet, la cellule est un élément simple, séparé, ayant la propriété d'évoluer jusqu’à la formation d'éléments plus composés, organes qui n’en sont que des dérivés. EL |
« Ici je dois rappeler ce que j'ai exposé plus haut
touchant la texture organique des végétaux : nous avons
ET 2 vu que ces êtres étaient entièrement composés où de cellules ou d'organes qui dérivent évidemment de la cellule ; nous avons vu que ces organes creux étaient simplement contigus ou adhérents les uns aux autres par une force de cohésion, mais qu'ils ne formaient point, par leur assemblage un tissu réellement continu; en sorte que, dès lors, l’êire organique nous a paru formé d’un nombre infini de pièces microscopiques qui n'ont entre elles que des rapports de voisinage (1). »
L'observation vient infirmer, dit-il, l'opinion de Brisseau de Mirbel.Il parvient, en effet, à isoler les cellules au moyen de l'acide nitrique bouillant et les montre ainsi séparées et conservant leurs formes. En un mot, contrairement à la première opinion de Mirbel, le tissu organique est formé par la réunion d’une immense quantité de vésicules celluleuses, ou tubuieuses dont le contact est assuré par une simple force de cohésion et d’agglutination. « Dutrochet, dit Coste, n’est certainement pas le premier qui ait annoncé cette vérité fondamentale ; Rudolphi, Link, Treviranus d’abord,Keiser ensuite avaient essayé de la faire prévaloir en l’appuyant sur des observations spéciales. Mais il estsans contredit celui qui a le plus contribué à l’établir sur des bases solides. » Nous savons que Mirbel devait bientôt accepter cette démonstration.
Examinant les petits corpuscules arrondis, opaques, déjà observés par Mirbel, il essaye d'établir leur signi-