Recherches sur la structure intime des animaux el des
‘végétaux et sur leur motilité, p. 217, 1824.
Pod
fication. « Quelle est la nature ? Quels sont les usages de ces corpuscules ? c’est ce qu'il est impossible de déterminer par l'étude seule des végétaux. »
Étudiant les organes des animaux il retrouve ces mèmes corpuscules globuleux ; Mirbel les avait pris pour des pores. Link, Treviranus, Rudolphi, Sprengel ne voyaient dans ces pores annelés que des concrétions, ou des grains amilacés formés isolément dans le tissu cellulaire. Dutrochet se demande s’il ne serait pas possible de déterminer leur fonction par une étude de leurs propriétés chimiques. Il est hanté par l’idée de la similitude des végétaux et des animaux et en tire, malheureusement, des conclusions erronées.Il finit,en effet, par prendre ces corpuscules pour un système nerveux diffus contenu dans les végétaux.
« Or telle est aussi la nature chimique des corpuscules globuleux que l’on observe dans les végétaux, ainsi que nous venons de l’exposer. Ceci peut donc autorise: à penser que ces corpuscules globuleux sont des organes nerveux, Ou plutôt que ce sont des éléments épars d’un système nerveux diffus ou qui n’est point réuni en masse, comme il l’est chez les animaux. » (1)
Le fait exact dans la théorie de Dutrochet c’est l’exis- tence des enclaves cellulaires ; son interprétation erronée était la conclusion prématurée de données insuffisantes. Ce qu'il faut retenir c’est que nous trouvons chez lui pour la première fois, aussi nettement formu-
lée, cette idée générale à laquelle Schwann n'aura rien à retrancher :