‹ Les Précurseurs Français de Schleiden et de SchwannChapitre 8 sur 15 · Loc, cit., p · texte numérisé non relu

Loc, cit., p

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« Les végétaux sont entièrement composés ou de cellules ou d'organes qui dérivent évidemment de la cellule. »

Il eut, en outre, l'immense mérite de jeter les bases d'une science nouvelle : la physiologie générale devançant d’un demi siècle tous les savants de son époque.

« Si les phénomènes de la vie, écrit-il, ne sont point tous explicables aujourd’hui par les moyens physiques c’est que ces derniers ne sont pas tous connus... Les premiers essais de l'application des phénomènes physiques à l'explication des phénomènes physiologiques tendent à faire disparaître le mysticisme que les vitalistes ont introduit dans la physiologie... On ne dira plus que les organes appellent les liquides, qu’ils choisissent pour se nourrir ou -pour les absorber, les substances qui leur conviennent. Toutes ces psychormophies disparaîtront devant les faits qui ramèneront sous l'empire des lois physiques les phénomènes physiologiques que l’on a voulu leur soustraire. »

Nous lui devons encore la découverte de l’endosmose et de l’exosmose. Le premier, il démontra l’existence « de deux courants parallèles et en sens inverse qui s’établissent entre des substances de nature et de densité différentes lorsqu'on les met en présence à travers une cloison membraneuse. »

Bichat, ne pouvant saisir le mécanisme des transmissions moléculaires à travers les membranes, avait essayé de l'expliquer par sa fameuse hypothèse des vaisseaux exhalants et absorbants. Il supposait que sur

toutes les surfaces venaient s’ouvrir des capillaires; les

A9 uns absorbant les sues nourriciers, les autres éliminan les produits de déjection. Ces ouvertures invisibles auraient une sensibilité élective tenant sous sa dépendance des phénomènes de contractilité. En conséquence, ces ouvertures s’ouvriraient ou se fermeraient suivant les besoins.

La théorie de l’endosmose devait trancher la ques-

tion.

Nous n'avons pas entrepris, à proprement parler, de faire ici une étude biographique complète des précurseurs français de Scheïden et de Schwann. Il n’entre pas dans le cadre restreint de ce modeste travail de développer le côté biographique de notre sujet. Nous nous sommes surtout occupé de ce qui a particulièrement trait à l’étude critique d’une évolution scientifique d’où devait découler la théorie cellulaire. Nous serons donc également bref sur Raspail, renvoyant, pour son étude, à l'ouvrage si intéressant et si richement documenté de M.le professeur R. Blanchard (1). Nous avons été heureux, nous-mème, de consulter ce travail avec fruit, et nous y avons puisé abondamment,

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