OLIVIER EX WURTEMBERG 3?J
risques. Quand les affaires des Gévennes furent finies sans lui avoir fourni une occasion favorable, il revint en Hollande '.
Le 12 juillet 170G, dans une nouvelle Requête, il supplie les Etats Généraux. « comme l'on dit que l'on embarque des troupes pour faire une descente en France, de l'employer dans quelqu'un de ces régiments pour y faire les fonctions de son ministère y> "-. En 1707. il est encore aux Provinces Unies, en qualité d'aumônier militaire'1.
Il devait bientôt retourner en Allemagne.
Pendant le séjour forcé qu'il avait fait à Stuttgart en 1703, Olivier s'était trouvé en rapports avec les communautés de Vaudois établies par le duc de Wurtemberg, en 1G99. aux clairons de la ville, dans des villages nouveaux, auxquels les exilés avaient donné des noms qui leur étaient chers. 11 n'avait pas laissé là de bons souvenirs, et il ne parait pas. en etlét. qu'il ait eu le caractère facile. Aussi voyons-nous en 1708, au Synode de Cannstadt. le pasteur Arnaud, l'ancien colonel des Vallées, prié par l'assemblée de protester contre l'intention de l'aire venir de la Hollande le pasteur Olivier, « déjà connu, dit l'acte, de quelques-uns d'entre-nous ». Le 17 octobre 170S. Olivier était néanmoins donné par la Hollande connue ministre a la communauté de "Wurmberg-Luserne, et en 1710. maintenu dan- ses fonctions, malgré une nouvelle protestation du Synode «le Pforzheim '.
Les paroissiens d'Olivier convinrent, avec lui. de lui attribuer. par an. 24 boisseaux d'épeautre, qui lui fuient régulièrement et largement remis. Mais des plaintes s'élevèrent bientôt. Par ordre du Duc, le pasteur allait prêcher à Stuttgart, dans la maison du baron de Neuenstein : ses absences étaient si fréquentes, qu'en quatre ans il ne donna à Wurmberg que quatre « prédications de semaine ». Un enfant n'avait pu être baptisé, des mourants s'étaient endormis sans recevoir les dernières exhortations. En 1714, Olivier céda sa place au pasteur Vaudois Javel, pour
1. Pour ce qui précède, voir les trois Requêtes d'Olivier (note* Knschèdé) et le Dossier Peitaud et Jonquet. C. 185, analysé par les historiens des Camisards (Brueys, m. îîô ; Labaume, p. 194 : Louvreleuil, II. 16).