UOMAN ET LES PASTEURS VAUDOIS
qui devait se tenir k Francfort. Il refusa, et expliqua son attitude.
Monsieur I,
Lorsque je lus revenu dans les barracjues-, Messieurs les >'au(lois me dirent (jui ni avoit plus (jue deux ou ti-oix portions, de ce que vous printes la peine de nu* montrer. Je me transportay encore une fois sur le lieu, et je vis qu'il ni (sic pour : y) avoit encore un coin qu'ils n'ont pas partagé. Je vous prie d'avoir la bonté de me le donner, et je le lairey travailler, en atandant qu'il vous plaise mon asigner en quelque autre endroit, car je suis persiuulc que ces Messieurs ne [se| tairont pas faute de vous le demender pour eux. Mais j'espère de votre bonté que vous me lacorderés, puisque, de votre bon plaisir, vous me lavés déjà promis la dernière lois que je fus a Wechtersbach.
Je ne redoute point que son Excellence anssi bien que vous, Monsieur, ne soit surpris pourquoi je refuse daler au Coloquc des Vaudois. Je vous direy mes Resons sur se seujet.
1. Premièrement, les pasteurs, qui se disent Vaudois, quoy qu'il soit francois aussi bien que moy, puisqui sont de la même province du Dauphiné. Jey beaucoup du Rebut pour se changement de nom-'.
2. Secondement qu'ils ont beaucoup de l'aversion pour moy. puisque contre la commission qu'il a bien pieu a LL. Hll. PP. me donner, ils ont envoyé en trois diverses univercités pour tacher, selon ma pansée, à me subsplanter. Je vous laisse panser. Monsieur, si, puis qu'il m'en veuUent [ilsj manqueront à me pousser au de la de mes forces, puisque vous savés que je n'ey pas Tétude en forme, et que mon cas est extraordinaire.
3. En troisième lieu, que Monsieur BehagheP, aussi bien que mes amis d'Holande m'ont conseillé de faire une confesion de foy à laquelle je travaille ; et quand dieu m'aura fait la grâce de l'avoir finie, je la fairey examiner a votre Cour et je l'anvoyerey ausi en Rolande, selon le consail de mais amis, tant pour l'ediification de Son Excellence Monseigneur, que pour celle de LL. HH. PP. (pii de leur charité me donnent du pain, ce qu'il [chose qui] me sand>le aussi propre pour ma justification.
4. En quatrième lieu, que quoy que j'aye prêche douze ans sous la croix et aministré les sacremens ils mont fait des grands reproches de ce que je me suis quelque fois signé : ministre ; comme si ma vo-