‹ Les prédicants protestants des Cévennes et du Bas-Languedoc, 1684-1700Chapitre 14 sur 284 · LES CONVERSIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

LES CONVERSIONS GÉNÉRALES

Conformément au Projet de Toulouse des cultes se tinrent aux lieux interdits du Dauphiné et du Vivarais le 18 et le i22 juillet. Quelques gentilshommes catholiques prirent les armes, les paysans réformes sattroupèrent, encouragés à la résistance, dans le Vivarais. par quelques pasteurs, au nombre desquels se trouvait le vieux ministre de Soyons. Homel.

Au Bas-Languedoc, le mouvement allait également revêtir un caractère violent que Brousson et le pasteur inconnu qui écrivit le Tableau naif... pallièrent du mieux qu'ils purent dans leurs récits, pour se défendre davoir eu dessein de causer aucun trouble dans l'Etat.

Lors de la destruction du temple de Montpellier, les ministres de la ville avaient tenu un langage « indocile et fanatique » ; « on dit même que les réformés des Cévennes avaient olïert de venir en un corps de 10.000 hommes pour empêcher cette ruine » ' .

Quelques mois après, d'autres pasteurs osèrent prêcher sur la persécution. L'agitation était surtout inquiétante à Nîmes où « presque tous les religionnaires avaient été soldats ». En mai (au moment des conférences tenues à Toulouse), la ville avait été le théâtre dune « sédition ». Les réformés exclus de la maîtrise dans l'industrie des talTetas et des soieries, protestèrent contre une mesure qui les ruinait, eux et leurs ouvriers. Un mouvement populaire fut assez violent pour taire reculer la Cour. Noailles y vit surtout l'action des montagnards des Cévennes « également féroces et fanatiques » que le besoin de subsistance ou « la politique de secte p attiraient dans le bas pays.

Le commandant militaire reçut des avis importants sur la fermentation des Cévennes. Vers le mois de juin, un voyageur

l. y. Weiss, La sortie... de D. Brousson. p. IS.

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