A Mirmand, 10 mars 108'.) : 17, O
-2. Modcux à Mirmand, -2 avril 1089 : 17, O, 1° lOo. Ou peut se demander si le f>roposaut Basset n'est pas Banzon, celui que Brousson appelle Boisson, et qui avait été à Berlin (Le 19. 9, février, Gaultier avait écrit à Mirmand, 17. O. f- 1o : - Nous avons ici un pasteur prêt à partir, et nous espérons qu'il y en avu'a bientôt d'autres »). Quant au proposant de Genève, il semble qu'il faille voir en lui Lafoux, dont nous parlons plus loin.
3. Lettres du 9 (?) janvier et du 18 janvier : 17, O, f" oO, f- oG.
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temps », mais dans la même lettre posait encore le même problème : « 1° On ne peut pas envoyer des gens sans argent; 2" on n'en saurait avoir dans ce paj'^s-ci » '.
Le 21 mars, M. de Ghambrun répondit de La Haye quil avait écrit deux fois pour transmettre les demandes du pasteur, et vainement. Le 30, Gaultier avertit Mirmand qu'il était impossible aux réfugiés de Berlin de fournir le viatique aux ministres qui étaient en Suisse, et qu'une lettre de Jurieu lui faisait juger qu'on ne devait rien attendre non plus, à cet égard, de la Hollande '.
M. de Mirmand n'était peut-être pas trop contrarié du retard, car il trouvait que le zèle des gens du Languedoc n'était pas sulïLsammentréglé. Dans le Yivarais, le massacredun capitaineetde ses soldats, le prophétisme déraisonnable des inspirés, avaient donné lieu à d'horribles tueries. Etait-il l'heure de partir?
Modenx essaya d'une dernière supplication auprès d'un personnage qui nous est inconnu * :
J'ai dit et écrit que dès que les brcliis que nous avons en France coaiuienceront à bêler après leurs pasteurs, j'irais les consoler. Elles bêlent aujourd'hui, je le sais, je n'en puis pas douter. Y a-t-il rien après cela qui me puisse retenir ?. . . Ce qui me touche le plus, c'est de voir qu'il y a un grand nombre de pasteurs au delà de la Loire qui ont couru au secours des brebis alFamées de ce pays là. . . Il n'en est pas de même au deçà de la Loire | au sud] : les l^rebis y sont en plus grand nombre ; elles soupirent avec plus d'ardeur après la Parole de vie, cependant, elles croupissent misérablement, sans qu'aucun de ces pasteurs aient pitié d'elles. Voilà ce qui me fend le cœur. C'est ce pays là qui m'est tombé en sort. Il m'a été mesuré à la règle. J'en dois répondre au Souverain Pasteur sur mon àme... Si je ne vais pas bientôt évangéUser, non seulement la générosité des pasteurs qui srnt au delà de la Loire rendra ma lâcheté inexcusable, mais aussi les artisans qui l'ont la fonction de pasteurs en deçà, s'élèvent contre moi et me condamnent.
Brousson avait déjà usé de l'activité des prédicants comme d'un argument grave contre la tiédeur des pasteurs. Modenx
1. :\Iodi'nx à de Mirmand, 23 février 1689 ; 17, O, f» 87. 11 ajoute « Comptez qu'on a dit à ^r Pejrol [avocat à Monpellier] cl à moi, quand nous parlions d'un certain pasteur qui était en état de partir il y a deux ans, que comme il allait à I)ied, il n'avait pas besoin de grand argent. Cela rebuta si bien le pasteur qu'on ne put plus compter sur lui ».
3. Modenx à (?) 17, O, f' 113, sans date. Probablement de la On d'avril 1689. (Voir De Chambricr, p. 140, la lettre entièrcj.