‹ Les prédicants protestants des Cévennes et du Bas-Languedoc, 1684-1700Chapitre 167 sur 284 · Dict. Chautle])ié, art. Jurieu · texte numérisé non relu

Dict. Chautle])ié, art. Jurieu

fi. Douen, II, 275. Sermon prêché à Rotterdam.

5. Voir Bull. V, VOj, une prière pour le succès de Guillaume d'Orange retrouvée à Châtillon-sur-Loire et qui provient très probablement de la Hollande.

MODENX Eï LE l'HlNCE d'oRANGE 277

forte raison cette religion peut-elle être défendue de la même manière » '. Dans Les Soupirs de la France esclave, dont une partie est sans doute aussi de lui, on peut lire la même année cette phrase : « Toute nation qui se fait un roi se conserve le droit de le défaire quand il va au delà des bornes de son devoir » ■. Le 13 mars il écrivait dans sa Lettre Pastorale, en présentant la défense des ollîciers et des soldats réfugiés auxquels Guillaume avait recours : « Dans une guerre aussi juste qu'est celle-ci, nous nous croyons obligés de prêter nos mains pour défendre ceux qui nous ont fourni des asiles. Nous sommes Français de naissance, mais notre patrie nous ayant déclaré la guerre, nous ne pouvons plus la regarder que comme notre ennemie »*.

Jurieu ne devait se porter que plus tard aux dernières conséquences dune hostilité aussi ouvertement déclarée. Avant lui d'autres réfugiés allèrent à des extrémités qu'il n'avait pas d'abord prévues. Dès le mois de décembre précédent Gaultier avait proposé d'établir auprès du prince d'Orange, dans le plus grand secret, quelques personnes pour veiller au bien des pauvres Eglises de France. « Si les députés étaient bien choisis, disait-il, elles pourraient en tirer des avantages infinis, et ils pourraient aussi n'être pas inutiles pour le service de son Altesse y>\ Le marquis de Venours, qui le premier, semble-t-il, avait lancé l'idée, affirmait à Mirmand que « seul le Parlement d'Angleterre pouvait. . . procurer les moyens pour secourir tous [les réfugiés] et encourager même ceux qui sont dans l'oppression en France ji>. « C'est là. Monsieur, disait-il, qu'il faut poi'ter toutes nos vues »^

L'attitude aussi résolue des zélateurs devaient naturellement mettre hors d'eux les modérés. Lorsque Modenx appiùt (9 janvier 1689) la proposition de Gaultier « d'implorer la protection du prince par des députés de tous les endroits où il y avait des

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