‹ Les prédicants protestants des Cévennes et du Bas-Languedoc, 1684-1700Chapitre 170 sur 284 · Modenx à Mirmand, 19, 9 février 1G89 : 17, O, f" 7j · texte numérisé non relu

Modenx à Mirmand, 19, 9 février 1G89 : 17, O, f" 7j

-2. De Lamberly, op. cit., III, -liS.

i. Mémoire pour Mi[rmand] etc.T[tera]: 17,0,1" 167. Sans date (uiilieu de 1689).

4. De Venours (Londres) à Mirmand (Zurich) : 17, O, f" 16j. Sans date (milieu de 1689. Juin ?).

280 LES PUÉIHCANTS PROTESTANTS

Lorsque Mirmand lut ces lignes, il savait aussi, par son expérience, qu'en Suisse, à mesure que les circonstances transformaient les pasteurs désireux de rentrer en France en autant d'émissaires du prince d'Orange, ceux-ci se récusaient, tandis que des proposants, des prédicants, des laïques, s'offraient avec plus d'ardeur au retour.

Les vaines objurgations de Modenx semblent avoir cessé à la fin d'avril '. Des avis de Jurieu dont nous ignorons le sens, l'ont décidé à retarder son départ de quelques jours. Il parle encore de (c ceux de ce pays qui veulent aller en France », et nomme parmi les hommes qui s'intéressent à l'entreprise l'avocat J. J. Peyrol. de Montpelllier, et le pasteur Isaac ïeissier (de Saint- Roman de Godicres) auxquels nous pouvons ajouter, pour le Canton de Berne, les deux pasteurs d'Uzès : La Grange dit La Borie% et Jacques Manuel. Les deux réfugiés laïques qui s'occupaient le plus activement de l'entreprise étaient M. de Mirmand à Zurich, et Jacques Gabrol à Berne"'.

A Genève également, un groupe de zélateurs travaillait activement. En 1G89, un certain nombre des réfugiés de la ville s'enrôlent dans l'armée d'Irlande. Genève est le centre de ralliement des guides du Languedoc ; c'est aussi le foyer d'où rayonnent, dans tout le Midi, les encouragements et les explications apocalyptiques des Ecritures, Le Baume de Galaad, au dire de Brueys, a été écrit par un pasteur genevois. Les premiers « prophètes » du Dauphiné et du Yivarais seront examinés avec méfiance et tenus pour suspects par le Modérateur de la Compagnie, mais nous pensons cependant qu'il faut accepter pour vraie l'assertion de Brueys encore, à savoir que Du Serre, féducateur des jeunes inspirés, était en relations étroites avec les réfugiés ou les ministres de la ville '.

1. A cette date, il est pri-occupé d'une affaire iiij'stérieuse dont il parle à Mirmand en termes qui nous sont incompréhensibles : 17, 0, 1" 116.

2. Un jugement du :24 juin 168i (Nîmes) avait condamné par contumace La Uorie a être rompu vif.

3. L'ouvrage de M"« de (^hambrier, nomme souvent Cabrol. L'ne note (p. 16i). l'y donne comme étant probablement du diocèse d'Agde (de Montagnac : Bull) XXXII, 26). Si c'est lui qu'un espion dénonce en 16'JÛ sous le nom de Cabralles,il aurait été du Comté de Foix (Hist. du Langii., XIV, 131)7).

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