Hugues, Hist. de l'Egl. d'Anduzr, p. G
-2. P. Gachon, p. ex. Dans la maison où le seigneur venait d'aménager une grande salle, une partie de IKglise de Montpellier était régulièrement convoquée par le ministre l'ierre Calatrés. Elle y prêta une sorte de serment dunion. Ine autre partie des protestants de Montpellier allait entendre, à Cournonterrai, chez la Présidente des Vignolles, les cultes du ministre Jean La Brune.
LE:? PRKDICAXT? PUOTESTANT;
siégeait à Anduze. au Chapeau rouge, oii d'anciens otliciers Aenaient conférer avec les pasteurs. Le ministre Boyer. de Canaules « le plus en vogue à Saint-Hippolyte )i prêchait hardiment qu'on pouvait s'attaquer au roi, qui forçait les consciences. Un espion, qui nous a conservé ces détails, trouvait à ses sermons moins desprit que d'emportement, mais tous les religionnaires des environs accouraient pour les entendre. La prairie de Bedos, où se concentrait le peuple de Dieu devint bientôt « le camp de r Eternel ».
Du Roure, en leur promettant une amnistie, demanda aux mutins d'interrompre leurs prêches et de chasser les ministres. Ils répondirent qu'ils continueraient leurs exercices, et qu'ils se repentaient de ne pas les avoir plus tôt repris. De fausses nouvelles se répandirent dans le bourg : les troupes de Saint-Rhue avaient été écrasées. Saint-Rhue tué. le duc de Xoailles blessé. Une lettre écrite par les attroupés était pleine de cris de triomphe. Elle affirmait que tout était en armes chez eux, parlait de leurs exercices militaires, de leur « illustre capitaine » le S"" Nouguier. de leurs soldats braves, lestes et bien armés. Us se disposaient à bien recevoir le corps de 4.000 hommes qui marchait contre eux. « Nous voulons même leur faire l'honneur d'aller au devant d'eux, s'il plaît à l'Eternel, avec une entière confiance que faisant la guerre pour sa gloire, nos ennemis disparaîtront devant nous comme la fumée se fond en l'air par l'agitation des vents. Gloire à l'Eternel 1 »
L'entrée des soldats à Anduze jeta cependant l'eflroi parmi des gens si résolus. Le camp de l'Eternel fut transporté aussitôt hors de la ville, au-dessus du chemin de Lasalle. sur une pente abrupte qui domine, sous le roc de Cengle, la rive droite du Yidourle, et qui parait bien la plus incommode qui soit. On y avait construit quelques murs dont les restes se voient encore ' . et sous ces retranchements i-udimentaires, les protestants montèrent le o octobre, avec leurs femmes, leurs enfants, tout ce qu'ils purent emporter de vivres et de meubles. Quelques amis des environs les y viiu'ent joindre, et aussi des pasteurs, armés comme leurs fidèles, de fusils, d'épces ou de ba'ionnettes. « Le tumulte et la confusion y étaient fort grands, et ils ne s'accordèrent jamais pour se choisir un chef... Leur nombre croissait ou diminuait à tout moment, suivant les vivres que chacun apportait. Le ministre Bouyer (Boyer) ne put jamais trouver