Voir Bull, du Club Cécenol, 1900, p
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un moment pour les prêcher pendant les [trois] jours qu'ils lurent assemblés sur cette montagne. Tout ce qu'il put faire fut de les animer par des discours séditieux et emportés. Il portait à la main un bâton ferré, et promettait de battre avec ce seul secours tous les sabres de la cavalerie du roi. » La partie était perdue d'avance. Boyer se discréditait lui-même et commençait « à passer pour fol » dans son propre parti.
Noailles, qui venait de rentrer à Montpellier, craignit que le mouvement ne se propageât. Il négocia avec les mutins. Le juge Durand de Sauve, avec les S'^'' de Vibrac et de la Pimpie, assura que Noailles tâcherait d'obtenir une abolition particulière pour les cinq ou six personnes des Cévennes nommément exclues de l'amnistie '. Il promit que les troupes, si les révoltés faisaient leur soumission, ne feraient que passer dans le lieu, et déclara qu'en cas de résistance il y aurait des maisons rasées, des biens confisqués, et des exécutions. L'un des chefs de la cabale répondit par une dernière lettre de provocation au comte de Tessé. a On savait trop bien la guerre pour rester à Saint- Hippolyte, on espérait l'y voir, on l'y attendait avec de bonnes troupes et de bonnes armes ». Mais tandis qu'un faible détachement marchait en elTet au devant des dragons, pour s'enfuir aux premiers coups de feu, le S"" Aubanel « g<^néral de leur armée » promit au juge Durand sa soumission. La troupe entière, à son exemple, mit bas les armes le 8 octobre.
Le soir môme, oOO dragons du régiment de Saint-Florentin commandés par Tessé, et 700 fantassins du régiment de Montpezat pénétraient dans Saint-Hippolyte, venus d'Anduze par Lasalle et Yalestalières, alîn de prendre à revers le camp de l'Eternel. Ils amenaient cinq prisonniers saisis à Lasalle ou sur la route, pour rébellion aux soldats ou simplement pour port d'armes. Deux d'entre eux, que le sort désigna, furent pendus le lendemain. L'un de ceux-ci, un paysan de Saint-Hippolyte, nommé Massador, sollicité d'abjurer, allait céder au pied de la potence, quand l'un de ses compagnons, qui venait d'échapper
1. Leurs noms se retrouveiil dans (Hrousson) ApoL, p. Hi', et F. Gachon, pp. cxxvii el i.xxviu. C'étaient Durand, de Saint-Ilippolyle, orif<inaire de Ganses; Josué Noguier, capitaine ; deux jeunes Kcns, Jean ^'estieu et Jacques Lacroix; et Ik'dos. Ces cinq prirent la fuite. Hedos lut condamné par contumace à la roue. In sixième, Noble François d'Hortet, sieur de rKspif^arié, du Vi^^an, abjura. Le roi lui tit grâce, et il subit, lors de Tentérinement des lettres de grâce, un interrogatoire qui nous a lourni quelques détails C/'ap. Teissier). La liste Gachon porte le nom dun Harrafort qui manque à Brousson, lequel cite au contraire un Auquier qui manque a la liste Gachon.