‹ Les prédicants protestants des Cévennes et du Bas-Languedoc, 1684-1700Chapitre 236 sur 284 · Nous ne savons où ils ont été enrôlés · texte numérisé non relu

Nous ne savons où ils ont été enrôlés

3. Antoine Léger était fils d'un professeur de TAcadémie de Genève originaire des vallées Vaudoises, qui y avait été pasteur, et pasteur persécuté.

4. Dossier Quesnot rassemblé par N. VVeiss. Les faits, d'après ce qui suit, se rapportent à l'année 1090.

Que l'ancien pasteur ait été traître comme il le veut, ou qu'un autre à sa place ait joué le triste rôle d'indicateur, son récit concorde avec les renseignements qui parvinrent à Louvois. Bàville fut informé par celui-ci à la fin de 1690, qu'un nommé « Cabralles », du comté de Foix, avait promis au prince d'Orange la levée de douze mille hommes de Montauban, de Castres, ou de Foix au premier signal, si les Espagnols s'engageaient à fournir des vivres '.Bàville sut aussi, par la même voie, que le prince d'Orange avait tenu quelqu'un dans le Yivarais pendant deux ou trois mois de la campagne de 1690, « en intentions de faire faire un soulèvement si les affaires de Savoie avaient prospéré comme il s'en flattait ». Depuis, l'émissaire avait gagné Paris, pour révéler aux N. G. le mouvement certain que l'entrée du duc dans le Dauphiné provoquerait aux montagnes cévenoles. Le même émissaire devait revenir de la Hollande dans le Yivarais aux premiers jours du printemps".

Malgré Y Avis aux réfugiés, l'invasion du Dauphiné entrait maintenant, et par les efforts des zélateurs, dans les plans de la coalition européenne. Les armées de la Savoie battues à Staft'arde se reformèrent un mois plus tard, grâce aux Espagnols et aux Allemands, et obligèrent Catinat à repasser les Alpes pour prendre en France ses quartiers d'hiver. Le roi Guillaume, libre désormais du côté de l'Irlande, envoya vers Turin les troupes promises. Gomme l'avaient demandé les exilés de Suisse, à la tête des bataillons du Prince qui allaient combattre en Piémont, contre Babylone, était placé un chef au nom respecté et glorieux, Gharles de Schomberg, neveu du héros de la Boyne.

Selon toute apparence. Vivent et Brousson furent informés de l'événement. Ils restaient en liaison, en effet, avec leurs amis de la Suisse, et par eux avec leurs protecteurs d'Angleterre ou de Hollande. Anne Baudoin savait, par les prédicants, que leurs ce courriers » allaient et venaient entre Genève et le Bas-Languedoc ; qu'ils recevaient des pays étrangers de deux en deux mois les sommes d'argent, grâce auxquelles « ils payaient partout et faisaient môme des charités » ; qu'il leur arrivait de Genève des livres, des sermons, et aussi des lettres dont ils donnaient quelquefois lecture à la fin de leurs assemblées. Elle avait vu de ses yeux, entre leurs mains, plusieurs lettres « de M. de Jurieu ».

1. Lettre du 19 novembre 1690 {Hist. du Languedoc, XIV, 1397). Il s'agit sans doute de Cabrol, qui était a Genève au milieu de 1690, à la date où fut donnée l'indication.

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