VIVENT A LASALLE
d'ordinaiie et qui était absent, et le prédicant sort de la maison suivi du valet, qui raccompagnera désormais sous le nom de Languedoc.
Vivent, Papus, (qui portait en ce moment le surnom de La Rouvière, sous lequel il est toujours désigné) et Valdeyron, se rendent alors au mas dOlivet (Saint-Bonnet, près Lasalle), dans une « cerclière » (bois taillis déjeunes châtaigniers) ' où ils demeurent huit à dix jours, en même temps que deux autres jeunes gens de la suite de Vivent : Pomaret dit Cévennes, dont nous ne savons que le nom, et Jacques Gapieu dit La Bonté, de la Felgarasse (Saint- Paul la Coste) '.
Vivent ne perd pas de vue les projets déjà concertés, et s'il quitte la cerclière d'Olivet, c'est pour aller, au Sud-Est, vers Saint-Félix de Pallières, toujours sur Titinéraire tracé aux soldats de Schomberg. Lui et sa troupe rencontrent là, au mas de Pascalou, chez Combes, Etienne et Paul Plan. Le prédicant Laporte, auquel s'est attaché un nouveau fugitif: Jean Masbernard,dit Saint-Paul (21 ans, du Villaret, Saint-Paul la Coste), les rejoint. Ils passent au Bruguier, chez Bastide, dont la fille donne à Valdeyron un ruban pour nouer ses cheveux. Quelques voisins viennent assister à leurs prières quotidiennes. Toute la plaine de Saint-Félix a été travaillée déjà par Lapierre, qui a trouvé là. au mas de Cointris, un compagnon nouveau, Etienne Bon, un jeune homme encore, qui se fait appeler La Victoire,
Vers le 13 ou le 14 juillet, revenu vers Lasalle, Vivent convoque une assemblée à Fossemale. Le ruisseau bordé par endroits de hauts rochers, qui descend de la Cam de Monoblet jusqu'en aval du hameau de Calviac, va devenir pour quelques mois un des rendez-vous favoris des protestants de Lasalle. (Il est probable que c'était vers le bas du vallon qu'avaient lieu les cultes nocturnes). A l'assemblée assiste Grevou, et sans doute aussi Labric qui le suit, en même temps qu'un déserteur Jean Lagarde, de Milherines, qui vient à peine de laisser l'uniforme',