I. DonI on laisait des cercles de tonneaux
■2. La Bonté s'était trouvé avec Vivent en septembre 1689, ù TUospitalet. Nous ne savons ni le nom ni le nombre des hommes qui ont accompagné Vivent. Eu plus des précédents, on cite Meynadicr, de Barre (son frère était en l'W) le maire du bourg), et un Bousquier « qui se dit être de Saint-Jean du Bruel [Aveyron] » et qui pendant l'été de 1691, a suivi Colognac.
:i. Jean Lagai'de, peigneur de laine de Milherines (Saint-Martin de Corconac), âgé de '26 ans en 1691, était fugitif dejjuis la rentrée de Vivent. Arrêté après raffaire de l'Hospitalel dans sa maison où il était venu se réfugier, emmené à Saint-Hippolyte, puis à Monlpellicr, Lagarde s'évada, regagna les Cévennes, et
428 LES PRKDICANTS PROTESTANTS
Sept ou huit cents personnes, au dii'e d'Anne Baudoin, se sont réunies autour de Vivent, qui distribue la Gène, Martin de Rieumal donnant la coupe. Les Nouveaux Convertis redoutent de moins en moins les inquisitions des deux frères Bagars.
D'ailleurs le consul est absent, A cette heure il est à Saint- Andi'é de Valborgne à prendre les eaux de Pomaret'. Les prédicants songent à mettre à profit son retour pour lui faire subir le même sort qu'au vicaire de Saint-Marcel. Le curé de Soudorgues vient de leur échapper une seconde fois ; un homme, au milieu de la nuit, après l'avoir appelé, a tiré contre sa fenêtre un coup de pistolet dont l'amorce seule a pris. Mais Bagars ne sera pas si heureux. Anne Baudoin assure formellement avoir entendu à Fossemale Laporte prédire sa moi't ".
Deux jours plus tard, à la cerclière d'Olivet, La Jeunesse (Gazan), Dauphiné (Golognac) et La Verdure (Grevou) «qui avaient bu les eaux au moment où Bagars y arrivait ))^ vinrent ainsi que les trois frères Plan se concerter avec Vivent si bien que celui-ci (19 ou 20 juillet) partit avec Valdeyron, la Bouvière et Gévennes « comme » pour aller, lui aussi, prendre les eaux.
Il passe au mas du Fouet chez Gapelier, où il a séjourné déjà, au Gol du Mercou, au mas des Ondes, où a été soigné Paul Plan, et enfin s'arrête près de Pomaret, dans un « valat » (le creux d'un ruisseau) où il demeuie six jours, allant quérir les eaux pendant la nuit à la fontaine minérale, et recevant de Lasalle les vivres que lui apportent ses amis de Rieumal ou de Galviac '.
suivit les assemblées. Pris a Caderles, par un délacliciucnt ck' la compagnie du S"^ de Rozel. el emmené à Saint-Jean, il pensa échapper à une enquête en demandant à s'ennMer. Sept ou huit jours i)lus tard il désertait « parce qu'on voulait l'envoyer servir loin ». Anne Baudoin le vit à Caderles au début de juillet (ayant encore son habit de soldat et tout son équipage), attablé avec (Irevou et Labric, (tans la maison de (iervais, qui mangeaient des châtaignes (une soupe de châtaignes séchées). « Ayant été avertis d'un détachement qui passait, Grevou, Labric et Lagarde sortirent et se jetèrent dans un bois, ayant prié Anne Baudoin de leur envoyer quelque chose pour manger, ladite Gcrvaise disant n'avoir point de pain chez elle, mais qu'elle en avait au four qui serait bon pour le soir. Ce qui obligea A. Baudoin à leur l'aire apporter du pain dans le bois et quelque autre chose à manger par sa servante, laquelle frappa deux pierres dans la main étant dans le bois, comme quand on rappelle les essaims d'abeilles, qui était le signal que les dits prédicants lui avaient donné. Et le soir A. Baudoin fut chez le dit Gervais où elle trouva les prédicants avec le dit Gervais qui soupaient au haut de la maison )'. C. 191. Voir C. 17:2. Dossier Lagarde.
1. Aujourd'hui appelées dans le pays «les Sources de la santé »,