CONDAMNATIONS DIVERSES
était condamné aux galères, quatre habitants de Saint-Jean, de Sainte-Croix et de Peyroles à la potence', L'Angely et Isaac Vidal à la roue. Les maisons des deux derniers et celle de Jean Roques devaient être rasées, et les jugements par contumace exécutés en elFigie à Anduze, Saint- Jean et La salle.
Le lendemain un nouveau jugement relatif aux assemblées de la plaine ordonnait d" instruire la contumace contre Bonfils et Fresquet (sic pour Faucher), de continuer le procès contre trois prisonniers, condamnait six hommes de Gallargues, Vergèze et Aigues-Vives aux galères", et Jacques Bétrines, maréchal ferrant de Vergèze, à la potence, pour être venu armé à la Combe des Morts,
On raconta dans les Gé venues que Bétrines, jeune homme de 19 ans « qui avait quelque répugnance au martyre » fut si bien exhorté à la mort par Arnaud de Cros son compagnon de captivité, « qu'il l'embrassa et la souffrit avec beaucoup de générosité et de constance ». 11 fut exécuté à Aigues-Vives au devant de la place du temple \
Le 8 avril, une chaîne de dix-sept personnes condamnées aux galères pour fait de religion sortait de Nîmes ^. Arnaud, avant son départ avait écrit à une de ses belles-sœurs, qui habitait Saint-Roman de Codières, une lettre si pleine de résignation et de foi, que celle-ci la donna au prédicant Bringuier, « afin de la faire voir à ses frères, pour qu'ils en fussent touchés ». Le cas ne fut pas rare, on le sait. Les galères devinrent une des puissantes écoles où mûrit la piété des persécutés. Les lettres des forçats agirent souvent avec la même eflicacité que les sermons des prédicants '\
1. Lambert, Jean Roques, Boiidou le cadet et Gervais dit Capou.
"2. Ch. Mellon, Plantât (pour l'ass. de Liquis), Plg-nan, Boulogne, Sagnier et Arnal, maître d'école a Vergèze depuis 24 ans, mais originaire de Castagnols, ipour l'ass. de la Combe des Morts). Le jugement est C. 163.