‹ Les prédicants protestants des Cévennes et du Bas-Languedoc, 1684-1700Chapitre 79 sur 284 · Relation sommaire... (Pap. Court, 17, Z, (iS · texte numérisé non relu

Relation sommaire... (Pap. Court, 17, Z, (iS

3. Le procureur du roi et un conseiller au présidial instruisaient à Anduze le procès des prisonniers de Mialet (21) avril), quand ils furent avertis de l'assemblée de Marvéjols à Lézan. De Tinlormation nous n'avons retrouvé que le « dei-

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Le bourg était la résidence de l'abbé du Ghayla, inspecteur des Missions des Cévennes, et dépendait de la marquise de Portes, que le roi, pour utiliser son zèle catholique, avait expressément renvoyée sur ses terres lors des conversions. Cependant l'abbé, pour ménager les administrés de la marquise, avait fait exempter la paroisse du logement des soldats, et les fugitifs s'en trouvaient bien.

Le soir du samedi 20 avril. Vivent donna la Cène dans une jasse abandonnée du quartier du Galta, au-dessus de Mazel Rozade, entre Saint-Germain et Saint-Martin de Lansuscle.

En cet endroit, raconte Faïsses, il y a un elîet merveilleux de la Providence de Dieu. La grange du Galta était à deux étages [c'està-dire en langage moderne, à un étagej, le plancher était apparemment de vieilles poutres, et des planches, sur lesquelles on avait mis de grandes pierres plates et larges. Après la prédication, l'on donna la coupe [de la Gène] dehors, parce que la grande quantité de monde ne pouvait se tenir dedans ; mais le temps s'étant mis à la pluie, le monde qui était dehors se mit à couvert, le plancher s'enfonça sous ceux qui étaient dessus, et sur ceux qui étaient dessous. Tout se trouva pèle-mèle, sans qu'aucun, grâces à Dieu, y fût tué, bien que selon les apparences, il y eu devait rester plusieurs écrasés. Il y eut seulement une lille blessée à un bras, une autre à une jambe, et un vieillard couché sous une poutre, qui soulîrit le plus, et qu'il fallut emporter à ce que crois.

La nouvelle de l'accident se répandit sur l'Iieure à Saint- Germain, mais les protestants s'y croyaient en une telle sécurité que le surlendemain (lundi soir 22 avril) Marioël, qui s'était trouvé au Galta avec Vivent, convoqua une nouvelle assemblée. Elle se réunit une lieue plus bas, au-dessous du Gibertin, « au fond de la rivière du Gardon », «en un lieu inaccessible où l'on ne pouvait aller qu'un à un parmi des rochers et des précipices », nommé le Clauzelet'.

nier interrosyatoire » (7 mai). dAntoinc Prat, cardeur de ia liulinelle (P. Faïsses l'appelle par son diminutif, Pradeti, qui fut pendu pour avoir porté une hallebarde, de iSicolas Durand, Durand dit La Pise, Jean Baud et .Marie Fontaine, veuve Sagne, tous de Mialet iC. 16i), Le jugement manque. La Pise alla aux galères.

1. Informations touchant l'assemblée, C. 161, qui complètent les Mémoires de Paisses, et permettent de corriger Jurieu {Let. Past., I, 83) et Gaultier (//«s<. ApoL, II, 168). L'emplacement exact de rassemblée est sur la rive gauche de la rivière de Thonas, au-dessous du Gibertin. à quelques centaines de mètres en amont du moulin de Bernadou. Il porte encore le nom du Clauzelet. De tous les lieux que nous avons visités pour vcritier l'exactitude de tant de récils, c'est un de ceux qu'il est le plus facile de reconnaître, et dont la vue par là même suscite la plus vive émotion.

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Le curé Boissière, qui avait déjà envoyé son neveu à la réunion du Galta, fut informé par lui de celle-ci. Deleuze, S'" de Flandres, lieutenant de viguier de la marquise de Portes, averti par le curé, manda en conséquence un détachement de dix-huit soldats de la compagnie de Norville, logée à Saint-Etienne de Yalfrancesque. Il les rejoignit, la nuit venue, au Péras. avec le curé, le R. P. Laydou. doctrinaire, et quelques habitants de Saint- Germain. Après trois heures de marche, tous descendent à grand'peine, le long des pentes broussailleuses dont nous avons parlé, «jusqu'au fond de la montagne». De là, ils voient les lampes et les petits feux qui marquent la place de l'assemblée, bloquée entre le torrent et un cercle de rochers infranchissables, et ils entendent la voix haute du prédicant. Le sergent, un soldat et Deleuze, prennent les devants pour aller d'abord attaquer le ministre. A douze pas de l'assemblée, Antoine Larguier, qui fait le guet, crie : « Qui va là ? d — « Ce sont vos frères », répond le curé qui suit, un peu en arrière. Mais le sergent pi'ésente le canon de son fusil : « Tais-toi, b..., autrement je te tue ! » Larguier répond par un violent coup de bâton ; sept ou huit de ses compagnons accourent et déchargent leurs pistolets, «Vive le roi ! » s'écrie Deleuze, et au signal convenu, la petite troupe s'élance, les dragons tirant tous à la fois.

0 Après quoi, un assistant ouït de grands cris et de grands hurlements, et qu'on criait : Tue ! Tue !... les uns grimpant les rochers, et les autres se jetant dans la rivière», que l'orage de la veille avait fortement grossie. Un homme et une femme demeurèrent sur la place, une malheureuse se noya en essayant de fuir. Les soldats retinrent prisonniers quatre hommes et dix femmes, entre antres Larguier, blessé à mort de plusieurs coups d'épée, et les deux sœurs fugitives, dont Faïsses nous a parlé. Isabeau (24 ans) et Marie (18 ans) de Belcastel. La première, est grièvement blessée. Elle a deux doigts de la main à demi-tranchés, et porte à la tète «une plaie pénétrant jusqu'au crâne, d'un demi-pied de longueur et de trois travers de doigt de largeurs.

Au Glauzelet, comme à Saint-Félix, les premiers coups de feu partirent de l'assemblée. Les réformés étaient résolus à se défendre. S'il faut en croire Faïsses, quand les dragons rentrèrent à Saint-Germain, Deleuze « craignit que M"'" la marquise ne fût pas satisfaite » (elle n'était cependant pas suspecte de tiédeur). « Etant allé à Montpellier, par ordre de tous les autres, il voulut s'excuser devant M. le marquis de La Trousse, protes-

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tant d'avoir dissuadé les soldats, autant qu'il avait pu, de massacrer. Ledit marquis lui dit qu'il avait mal fait d'empêcher et qu'on devait avoir tout massacré et laissé sur le carreau ». Faïsses ne savait pas que La Trousse en ces quelques mots confirmait simplement ses instructions ollicielles'.

« L'action finie, dit le procès-verbal de Deleuze, étant environ minuit, ne pouvant nous retirer à cause de l'obscurité, et qu'il y avait des morts et des blessés, même qu'il nous uianquait un soldat, nous campâmes au même lieu, et le matin M. de Chabreux, viguier de M"« de Portes, M. le Curé, MM. les Consuls et plusieurs habitants vinrent au-devant de nous avec deux mulets chargés de vin, pain, viande, pour rafraîchir, et un médecin et chirurgien pour panser les blessures ». Deleuze transmit ses premières informations à Bàville, et interrogea les prisonniers ".

11 apprit que Jean Manoël avait envoyé la veille son avertisseur depuis Saint-Martin de Lansuscle jusque vers Saint-Jean, annonçant qu'il y aurait au Clauzelet un ministre comme au Galta. Cent personnes environ étaient venues l'entendre, hommes, enfants, femmes et filles, y compris « la nommée Chapelle (18 ans) du mas des Plantiers, qui marchait avec une potence (béquille) sous le bras droit et un bâton à la main gauche », et que son infirmité n'avait pas empêchée de descendre au fond du ravin. Le prédicant, après un Psaume chanté, « avait fait la prière qui commence par : Mes frères, qu'un chacun de vous... ». Son sermon, interrompu par l'arrivée des soldats, avait été attentivement écouté, bien que deux auditeurs aient déclaré « qu'il ne devait pas être un ministre reçu, tant il prêchait mal ». La Cène devait être distribuée. Entre deux feux llambants et devant

I. Dans son procès-verbal, Deleuze note intentionnellement que, s'il a orj^anisé rexpédilion sur l'ordre du curé, il ne s'attachait qu'à la capture du ministre, il parait par là même s'excuser de violences (ju'il n'a pas commandées. « On a cru. dit Faïsses, qu'il s'était noyé dans la rivière encore d'autres personnes. Mais comme tout le monde tremblait, les afiligés n"ont pas osé faire la rcchei'che de leurs parents morts, et on n'en a pas su le nombre au juste ».

"2. Les deux D"" de Helcastel, fugitives depuis six mois, avaient erré d'abord aux environs de Montpellier, Lunel et Sommières. Elles n'étaient dans les Cévennes que depuis six semaines. Avec elles, elles avaient gardé le nomme- Mazauric, ancien domestique de leur maison, qui allait chercher des vivres quand elles devaient s'abriter dans des claies ou des maisons abandonnées. Isabeau, la blessée, sollicitée par Deleuze ;23 avril) de se faire catholique pour adoucir sa peine, répond : « Je souhaite que Dieu si plaise [qu'à Dieu ainsi plaise], pour cela ne l'étant pas encore ! » Cependant le 0 mai, dans la maison du S' de Valotte,où elles ont pu se retirer, elles abjurent entre les mains du doctrinaire Laj'dou. Isabeau ne put signer à cause de ses blessures, Marie ne savait pas écrire (Bull. XL, 1C7).

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le prédicant qui parlait « assis sur une iifrosse pierre », se dressait, en effet, une petite table « faite dun ais appuyé sur quatre bâtons plantés dans la terre ». Une partie du pain, coupé d'avance en menus morceaux, fut retrouvée « sur une petite roche, dans un plat en étain fait à la vieille mode, au bord duquel il y avait des armes [un lion et un croissant] ». Le reste avait été serré dans une serviette. A côté du plat étaient posées une bouteille en cuir bouilli qui contenait le vin, et une tasse d'étain'.

La surprise du Clauzelet chassa de Saint-Germain Vivent et sa suite. P.Faïsses, qui avait passé la nuit dans un mas voisin, sans prendre part à l'assemblée, partit dès le matin pour le Rouve, et pensa se heurter avec les massacreurs et les prisonniers « qui ne faisaient que traverser son chemin ». Le soir même (23 avril), il assistait aux Gurières (près de Cassagnas, sur le Bouges), à un culte de Vivent. Tant de personnes y vinrent prendre la Cène qu on ne se sépara qu'après le lever du soleil.

La présence des prédicants sur le Bougés fut rapidement signalée. Des espions en portèrent la nouvelle aux lieux voisins, où logeaient des troupes, et le 2 mai, une assemblée qui commençait à se former aux premières heures de la matinée vers le bois d'Altefage, fut dissipée parles dragons de Florac. joints aux détachements de Barre et du Pont de Montvert". L'n soldat, envoyé en éclaireur, découvre cinquante personnes qui se réunissent autour d'un prédicant vêtu de noir, et « le font asseoir sur un tronc d'arbre en forme de chaire plus élevé », d'où il commence le service religieux. Le dragon, en agitant son chapeau, donne l'éveil à ses camarades, qui accourent au cri de : Tue 1 Tue ! dispersent quelques pelotons de gens qui montent des Crozes, et font deux prisonniers '. Mais de nouveaux arrivants rencontrent les fuyards, et la troupe des protestants se reforme, plus serrée. Une demi-heure après, loO Cévenols, quelquesuns armés de fusils, «se mettent en bataille », tirent deux coups

1. Les deux iidèlcs qui avaient apporté le pain et le vin furent au nombre des morts. La femme Saltet, ([ui emportait la serviette contenant le pain, se la vit arracher par un dragon. « elle tit un bond et se noya dans la rivière ». Antoine Largruier (cardeur, du Fantel, 55 ans), dont lé nom était gravé sur la tasse dVlain. grièvement blessé, moui-ut bientôt à Saint-Etienne Valfrancesfiue dans une cave de la maison du S' des VignoUes, qui servait de prison.

2. L'assemblée se formait au-dessus de la Rouvière, entre Grizac et Cassagnas, à la lisière du bois, sur le versant sud du Bougés. Les pièces du dossier (incomplet) sont éparses: C. 163, 16i, 166.

3. François Saix, marchand de bœufs et Jacques Foule, cadissier. Tous deux du Mijavol. Ils portaient chacun une hache.

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de feu, puis disparaissent, sans que les chevaux des ofliciers parviennent à les rejoindre. Les soldats, furieux, redescendent par les hameaux du Mijavol et de Pierrefort qu'ils saccagent, et où ils font six nouveaux prisonniers'.

Le soir, à Gassagnas, un charpentier déclarait à un jeune paquetier (colporteur) catholique, qui s'était fait passer pour réformé, que « le ministre ferait mettre le feu aux maisons de ceux qui étant de leur parti ne viendraient point aux assemblées » et que, dorénavant, on ne voulait plus se réunir qu'en plein jour. Le même paquetier, sur le chemin de Saint-Germain, rencontra le lendemain trois inconnus qui lui ailirmèrent que l'assemblée du Bougés ne se serait point l'etirée devant les soldats, si elle avait été complètement amassée. Ils voulurent lui acheter des pierres à feu, lui reprochèrent de n'en point vendre, et l'invitèrent enfin à venir voir un ministre vers la Lozère, le 7 mai. Bien qu'il fût petit, on le recevrait à l'assemblée, car il était assez fort pour porter un fusil.

Le 7 mai, le paquetier marchait au rendez-vous, mais il y amenait les dragons de Barre, que le Père Du Lac, capucin missionnaire, l'avait prié de conduire.

Avec ses vingt soldats et son guide, le S"" de Rahoux, lieutenant dans la compagnie de la Bardillière, marche toute la nuit, et ari'ive à sept heures du matin sur le sommet du Bougés, près d un bois qui domine Vieljouves, « à la montagne du Mouné », au milieu d'un épais brouillard'. Le chant du Psaume 117 lui permet de se diriger vers l'assemblée qui est proche. Une sentinelle aperçoit le détachement, tire un coup de feu, et les soldats l'entendent crier : Gare ! gare ! Les dragons ne s'aventurent pas. Ils se couchent à terre, pendant que le paquetier va « à grand'course » avertir la compagnie de grenadiers qui est en quartier à Saint-Maurice de Ventalon. Aidés de ce renfort, les soldats partent alors à la poursuite des fuyards. Dans le ravin qui descend sur Vimbouches, ils arrêtent sept hommes et trois femmes. Cinq des hommes, sans armes, sont relâchés aussitôt.

1. Après une enqiuHo du subdflt'"j;'ut' Rouvière, La Trousse fit rendre aux habitants des deux hameaux une partie de ce «[ui leur avait été dérobé par les troupes {Bull. LV, 4-23).

•2. C. 163. Le mot Mouné revient à plusieurs reprises dans les informations relatives à l'assemblée. Aucun sommet ne porte plus ce nom dans la région. Cette montagne du Mouné, vers le bois de Lioue, à proximité de Saint-Maurice, sembla être un des contreforts qui du signal du Venlalon descendent au nord vers Moutcuq.

Des deux autres, l'un, Vareilles, porte un fusil chargé de quatre balles, l'autre, Quet, une hallebarde. Aussi, dit Rahoux lui-même, « comme ils avaient été trouvés dans une assemblée les armes à la main, suivant les ordres du roi et de M. le marquis de La Trousse, on se mit en devoir de les pendre sur le champ ». Un arbre était là, les soldats y suspendent Vareilles, en présence de ses deux filles dont ils se sont saisis. L'une vient d'être « passée par les baguettes », c'est-à-dire fouettée avec des baguettes de fusil ; l'autre, gît à terre, suffoquée par « deux coups de bout de fusil T). Ils vont pendre Quet à son tour, mais celui-ci s'attribue un faux nom, se fait passer pour un Nouveau Converti, demande au curé de Saint-Maurice, qui vient d'assister à la scène (car les soldats ont fait chercher un prêtre pour leur victime), d'entendre sa confession, et comme il promet de dire tout ce qu'il sait, le lieutenant lui laisse la vie'.

Cette exécution a pris du temps. Diverses troupes de gens se montrent sur les hauteurs, tirent quelques coups de feu pour intimider les soldats. Le S'" de Rahoux riposte, vise un dernier fuyard, Baret, qui toaibe. Un dragon le découvre bientôt, caché parmi les genêts et les broussailles. Il va ramasser la hallebarde que le malheureux a jetée loin de lui, et maniant le manche comme un gourdin, l'aurait achevé sur l'heure sans les supplications de celui-ci '.

Quet, et les deux filles de Vareilles furent emmenés à Barre, pendant que Baret allait joindre au Pont de Montvert sept prisonniers faits à l'occasion de l'assemblée d'Altefage. Parmi ces derniers se trouvaient deux sœurs, Françoise et Etiennette Folcher, qui déclarèrent au juge Bouvière, commis par Bàville aux premières enquêtes, « qu'elles estimaient mieux être pendues que se convertir ». Dix prisonniers furent envoyés à l'intendant à la fin de mai.

1. Pierre Quet (21 ans) était de Recoullcs (Fraissinet de Lozère) ; Vareilles, du Viéia (Saint-André de Lancize). Les deux filles de ce dernier se nommaient Anne (32 ans), veuve de P. Chantagrel de Saint-André de Lancize, et Jeanne, ferarae d'Antoine Turc, de Vicljouves.

2. Jean-Antoine Baret, 2C ans, de RecouUes. Gaultier (Ilist. Apol., II, 178, 179), évidemment d'après deux mémoires différents, rapporte une douljle pendaison, et désigrne les victimes comme « un paysan, fermier de M. de Valette n. et « un paysan nommé Valmalle ou Canouge ». Aucun de ces deux noms ne se trouvant dans le dossier original, il y a lieu de croire également inexacts les deux récits, qui rapportent quelques détails plus répugnants encore que la réalité. Il se pourrait cependant qu'un trait de Gaultier fût authentique : les deux filles, les Ijras liés, auraient assisté d'un ceil sec à l'exécution, persuadé'es qu'elles étaient que leur père mourait mai'tjT.

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