‹ Les prejugés ennemis de l'histoire de FranceChapitre 10 sur 162 · Même ouv., p · texte numérisé non relu

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le résumé de ce chapitre d'histoire, le même auteur écrit encore : « Les Gaulois eurent assez d'intelligence pour comprendre que la civilisation valait mieux que la barbarie *. »

Aussi bien, ne nous y trompons pas. Dans la question que j'examine ici, c'est la civilisation qui est en cause. On hait les devoirs qu'elle impose. Dans ce nom de patrie, que les uns rejettent et que d'autres plus habiles font semblant de défendre en en changeant le sens et la portée, c'est la règle et la discipline qu'on déteste. Aussi ne veut-on connaître de patrie, n'en admire-t-on la pure image qu'à l'état barbare.

Contre la civilisation, contre la culture, on épouse la querelle des races. On l'épouse au nom de la nature, prise pour synonyme de désordre, de misère, de laideur et de révolte impuissante. Des Allemands ont trouvé le nom de Urvoelkcr pour désigner cette chimère d'une race conservée intacte dans le monde, à l'abri de toute influence et ne relevant que d'elle-même. Cette folle chimère nous travaille, nous impose ses revendications. La querelle du celtisme plonge des racines profondes dans une erreur d'ordre général. L'histoire de France n'est pas la seule chose qu'elle déshonore ; elle en veut, dans le fond, à tout l'ordre social ; elle renverse les principes de l'avancement des peuples, dont la France offre un magnifique exemple.

Cependant ces barbares oublient que, sans les moyens que fournit la société, ils seraient même impuissants à revendiquer contre elle la cause de la barbarie. Ils ne connaissent même le nom des peuples au nom desquels ils décrient Rome, que par Rome. Nous ne connaissons les Gaulois que par César. « Gaulois, Allemands, Espa-

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