II. LES PROTESTA^'TS
ceux qui touchent à l'industrie et dont on allègue le dommage, la fin du règne de Louis XIV et la Régence sont signalées par un éclat plus brillant que jamais. C'est en ce temps-là que, parle moyen du meuble et de Téquipage, le goût français gagna cet empire sur toute l'Europe dont le spectacle admirable emplit le xviii® siècle.
Le nombre des émigrés huguenots n'a jamais été établi ; chacun le fixe à sa fantaisije ; mais on peut assurer que la perte qu'il représente ne composa jamais pour le pays ce malheur unique dont on nous parle. La France n'en ressentit nul dommage qu'on puisse prouver, dont on puisse même dire la nature. Tout le détriment vient du décri que les nations ennemies s'empressèrent de jeter sur la France à ce propos.
L'effet produit fut quelque chose de pareil à celui du procès Dreyfus. Mais il n'y avait en ce temps-là personne pour épouser en France la cause de l'étranger, et l'honneur national était aux mains du roi.