La Rochefoucauld
presque sans exception, depuis les origines jusqu'à Louis XIII, étaient Tobjet de son invective.
Contemporaine des troubles de la Fronde, la querelle du jansénisme y fut mêlée. Les personnages portés au premier rang de ces troubles n'avaient pas peut-être tout ce qu'il eût fallu pour figurer entre de pieux solitaires et de saintes filles dans l'arène des guerres civiles ; mais l'esprit de parti les unissait, et Ton vit se sceller sans difficulté ce que Grétineau-Joly appelle, avec ime savoureuse précision, « l'alliance entre le vice ambitieux et la vertu turbulente ».
M"' de Longueville, le cardinal de Retz, devinrent l'objet des prédilections de Port-Royal. On les aida d'argent et d'influence. Au coadjuteur en exil on envoyait de quoi subsister, et ce n'est pas un des traits les moins plaisants de l'histoire, que de voir Retz soutenir une existence pleine de galanteries avec l'argent fourni par la mère Angélique.
Plus tard, les papiers saisis chez le P. Quesnel découvrirent un complot contre le roi. Une pratique des plus audacieuses de la secte était la prétention d'être comptée comme une puissance et de se faire comprendre dans la trêve de vingt ans que le comte d'Avaux, depuis 1084, était chargé par Louis XIV de négocier en Hollande. On découvrit alors la preuve du fait. Le P. Quesnel fut arrêté en 1703. Ce fut à l'égard du parti le commencement des dernières rigueurs.
Ces pratiques politiques étaient la conséquence des mesures que toutes les hérésies ont dû prendre pour s'établir, en un temps où le spirituel des sociétés était réglé rigoureusement. Elles sont liées au plan que les jansénistes suivaient à l'égard des compagnies disposant d'une influence dans l'Église.
Au témoignage de saint 'Vincent de Paul, écrivant à