‹ Les prejugés ennemis de l'histoire de FranceChapitre 136 sur 162 · Ouv. cit., t. !•', p · texte numérisé non relu

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bœufs par an : dans une ville anglaise de même importance, il en faudrait deux ou trois par semaine '.

Tel est l'effet visible chez Young de l'erreur naturelle d'un voyageur. 11 faut joindre en second lieu celui du préjugé anglais contre la France, concernant l'oppression du gouvernement, la mauvaise culture des terres, la vie chiche menée par les Français.

L'effet naturel de ces préjugés, chez un voyageur de passage, c'est que la moindre chose le confirme. Dans ce qui précède, nous avons vu Técho des caricatures d'outre-Manche, qui représentaient alors les Français sous les traits d'un peuple affamé, mangeur de chats et de grenouilles.

Quelquefois le contraste que fait la vérité a pour effet d'exalter le préjugé ;

Si les Français, dit notre Anglais, n'ont pas d'agriculture à nous montrer, ils ont des routes. Rien de plus magnifique ni de mieux tenu... Tout le chemin à partir de la mer est merveilleux : c'est une large chaussée aplanissant les montagnes au niveau des vallées*.

Là-dessus, quelle réflexion va-t-il faire ?

Elle m'eût rempli d'admiration, si Je n'eusse rien su de ces abominables corvées qui me font plaindre les malheureux cultivateurs auxquels le travail forcé a arraché cette magnificence.

Si je n'eusse su : je ne pense pas que personne ose rapporter cela comme un trait de l'observation. Ailleurs, présentant ce qu'il voit et ce qu'il sait dans un raccourci instructif, il écrit ; .

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