‹ Les prejugés ennemis de l'histoire de FranceChapitre 138 sur 162 · Ouv. cit., t. I". P- 69. Autre exemple, p · texte numérisé non relu

Ouv. cit., t. I". P- 69. Autre exemple, p

LE MENSONGE DE LA MISÈRE PUBLIQUE s 357

1res Anglais ont jugé la France dans un temps que nous connaissons bien, car c'est le nôtre. Dans un article de la Contemporary Revieiv^ sur les Paysans propriétaires en France, lady Verney nous fait de ceux-ci une peinture où on les voit accablés de travail, mangeant rarement de la viande, buvant seulement le petit -lait de leurs vaches et vivant dans une complète saleté. Les observations de cette dame sont prises de la Savoie, du Lyonnais et de la Bourgogne, et elle les écrivait en 1881. Gela peut servir de mesure au fond que nous devons faire sur ces sortes de rapports hâtifs, incompétents et tendancieux.

Mais que dira-t-on si, malgré tout cela, le voyage d'Young, pris dans son entier et non dans des extraits intéressés, ne laisse pas de donner de la France une impression favorable ? Telle est la vérité cependant. Les détails fâcheux y sont aigrement relevés par nos censeurs ; cependant les faits favorables abondent. Voici quelques exemples de ceux-là ;

Grandes irrigations à Saint-Laurent ; paysage d'un grand intérêt pour le fermier. Depuis Garges jusqu'à la rude montagne que j'ai traversée, la course a été la plus intéressante que j'aie faite en France ; les efforts de l'industrie les plus vigoureux, le travail le plus animé. Il y a ici une activité qui a balayé devant elle toutes les difficultés et revêtu les rochers de verdure ^

Par une contradiction frappante avec ce qu'il dit ailleurs de la frugalité de nos concitoyens, on le voit, après les routes de France, louer la table de nos auberges, le nombre des plats qu'elles donnent et leur variété. « Le dessert d'une auberge de France, dit-il, n'a pas de rival en Angleterre. » Sur le coucher pareillement : « Les lits

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