‹ Les prejugés ennemis de l'histoire de FranceChapitre 151 sur 162 · V. ci-dessous, pp. 430 et suiv · texte numérisé non relu

V. ci-dessous, pp. 430 et suiv

partis, sa conscience n'était pas très tranquille et il fît quelques difficultés pour se rendre à l'invitation. Lorsque Henri IV le vit venir, il se tourna vers M. de Lourdéac et dit assez haut pour être entendu de tout le monde: Messieurs, la fête des Rois est passée. Le vieux bourgeois breton qui a relaté cet épisode en son Journal ajoute : « Chacun le pensa comprendre, car il y avait plus de 10.000 rois en Bretagne, je vous laisse à penser du surplus I »

L'anarchie n'est plus sanglante ; mais n'avons-nous pas aujourd'hui encore 10.000 rois — francs-maçons, protestants, juifs, métèques — du Parlement et de la France, qui nous espionnent, nous dénoncent, nous contrôlent et ne sont pas contrôlés ? Faisons un Roi qui nous gouvernera à la Béarnaise, et, comme vous le dites avec raison, « ne cherchons pas à étrangler dans une antithèse juridique soit l'autorité vitale du Roi, soit les fortes et salubres libertés du pays ».

Excusez, je vous prie. Monsieur, la longueur de cette lettre. Ligueur d'Action française, je me suis permis de vous envoyer un extrait de nos vieux historiens bretons sur un point où il m'a semblé que votre contradicteur se trompait; j'y ai joint une coupure plus longue d'un Français du xviii" siècle, qui aurait, je crois, souscrit volontiers soit à la formule de M. de la Tour du Pin ; « Le droit royal n'admet pas de partage, mais seulement des limites », ou à celle équivalente de M. Maurras : « Le Roi de France protecteur des Républiques françaises » *.

1. V. L'Enquête sur la Monarchie, par Charles Maurras (Nouvelle Librairie Nationale, édit.)

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