L'Archéologie du Moyen Age et ses méthodes
point de vue historique, elle en est une transformation. A mainte reprise avant le xiv^, on la voit, dans certains ornements, dans certaines figures sculptées, rappelée à ses origines. L'imitation étroite de l'antique se décèle dans ces parties. Depuis le xiv* siècle ces tentatives s'ordonnent et forment en Italie une école continue. Les autres contrées, plus soumises à cet égard à rinfluence de la peinture flamande, s'avancent par des voies différentes.
Toutes arrivent au même point, où la perfection de Tart, autant que le développement de l'esprit, devait rallier le plus naturellement du monde les artistes à la discipline classique. Ce ralliement eut lieu sans fracas, du consentement universel. Personne ne s'en plaignit. L'idée de révolution, dont les modernes sont prévenus à cet égard, n'entra dans l'esprit de pas un contemporain.
L'antique parut meilleur et plus parfait. On se sentait capable de le suivre avec succès. On l'imita, on l'étudia, on le développa. Ce fut la renaissance des perfections défuntes, une floraison de ces perfections accompagnée de fruits nouveaux. Ce ne fut ni une révolution ni un saccage, mais l'aboutissement d'un progrès, Taccomplissement d'un vœu tacite ancien, une transformation légitime.