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LES LÉGENDES ET LES SOURCES DE L’HISTOIRE

L’histoire de l’Assyrie et celle de la Babylonie ou Chaldée, n’ont pas été moins renouvelées en ce siècle que celle de l’Égypte.

La traduction des hiéroglyphes — cette découverte merveilleuse qui nous a livré tout le passé de la vallée du Nil — a eu pour pendant, quelques années plus tard, la lecture non moins merveilleuse des caractères cunéiformes.

Cette écriture bizarre, qui tire son nom de la forme de clous ou de coins que présentent les lettres dont elle est formée, fut celle des Chaldéens, des Assyriens et des Perses. Elle servit à écrire plusieurs dialectes : aussi était-elle encore plus difficile à déchiffrer que les hiéroglyphes.

Au cours des derniers siècles, certains voyageurs avaient rapporté en Europe, à titre de curiosité, des fragments d’inscriptions cunéiformes.

Personne n’avait imaginé en les voyant que l’on pût jamais en tirer un sens quelconque. D’ailleurs la nécessité de les comprendre ne se faisait guère sentir; ces débris étaient fort rares, et les stèles commémoratives que l’on retrouvait en Asie ne semblaient pas devoir ajouter grand’chose aux connaissances historiques universel lement adoptées sur la foi des écrivains grecs.

On s’en tenait alors aux vagues notions fournies par la Bible, aux légendes racontées par Hérodote, Diodore et Strabon, qui, euxmêmes, copiaient Ctésias. Ce Ctésias, médecin grec attaché à la cour d’Artaxercès Mnémon, s’était fait l’écho des fables les plus invraisemblables. Les seuls documents un peu certains que l’on possédât étaient des fragments du livre d’un prêtre chaldéen, nommé Bérose, contemporain d’Alexandre, et qui avait écrit l’histoire de l’Assyrie

Musée Britannique.

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