‹ Les premières civilisationsChapitre 107 sur 189 · FIG. 271. — DIVINITÉ ASSYRIENNE A TÈTE HUMAINE ET A CORPS DE LION · texte numérisé non relu

FIG. 271. — DIVINITÉ ASSYRIENNE A TÈTE HUMAINE ET A CORPS DE LION

dura treize ans, fut emportée d’assaut. Le roi d’Égypte Néko avait été vaincu le premier dans une bataille décisive.

Nabuchodonosor se reposa de ses conquêtes en embellissant Babylone. La splendeur de cette ville, plus artistique, plus raffinée que Ninive, en firent la merveille du monde antique.

Les historiens grecs ne trouvent nulle expression trop forte pour peindre la beauté de cette cité et l’immensité de ses dimensions.

Nabuchodonosor appliqua aussi tous ses soins aux travaux d’irrigations nécessaires en Baby Ionie; il fit creuser de nouveaux canaux, entretenir les anciens, et développa la navigation sur le golfe Persique.

Ce grand souverain avait donc quelque droit de s’enorgueillir de ses œuvres. Suivant la tradition biblique, il aurait poussé cet orgueil jusqu’à la démence. Pendant sept années, Dieu, pour le punir, l’aurait changé en bête et lui aurait fait brouter l’herbe des champs. Ce mythe doit probablement avoir pour origine quelque accès de folie du roi.

Les successeurs de Nabuchodonosor ne surent pas maintenir la puissance de Babylone. L’Empire Chaldéen s’affaiblit peu à peu, jusqu’à ce qu’il fut enfin conquis par Cyrus, en 533 avant Jésus- Christ. Avec cette conquête le monde oriental fut délivré pour longtemps de l’effroyable domination des Sémites.

On connaît l’histoire, ou plutôt la légende, du dernier roi de Babylone, Balthazar, surpris au milieu d’une orgie par l’armée perse, qui avait pénétré dans la ville en détournant le cours de l’Euphrate.

On sait aussi la saisissante légende biblique, faisant tracer par une main mystérieuse, sur les murailles illuminées de la salle de fête, trois mots redoutables : « Mané, Thécel, Phares. »

Ces trois mots annonçaient la destruction de l’Empire Chaldéen. Et avant la fin de cette nuit même, il avait cessé d’exister.

Cette nuit-là, en effet, « un grand cri s'éleva de Babylone, dit Jérémie, un bruit de ruines et de débris retentit du pays des Chaldéens. »

« Car le Seigneur a ruiné Babylone, et il* a fait cesser les voix confuses de son grand peuple. »

« C’est ainsi que Babylone est tombée, et elle ne se relevera plus. Elle sera détruite pour jamais. »

« J’enivrerai ses princes, s.es sages, ses chefs, ses magistrats et ses braves, et ils dormiront d’un sommeil éternel, dont ils ne se réveilleront jamais, dit le roi qui a pour nom le Seigneur des armées. »

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