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LES SCIENCES ET L’INDUSTRIE

§ 1er. LES SCIENCES

La renommée scientifique des Chaldéens remplissait le monde antique. Elle est parvenue jusqu’à nous, grâce aux échos innom- ; Erables qui l’ont proclamée à travers l’histoire.

Les Grecs, si cultivés, se disaient hautement les disciples des vieilles écoles savantes fondées sur le Bas-Euphrate dès les temps les plus reculés.

La science que l’on appelait chaldéenne continua d’être en honneur sous les empires nini^ites et babyloniens. Les rois d’ Assyrie envoyaient leurs sujets s’instruire à Ur, à Agadé, dans ces foyers de lumière intellectuelle dont l’éclat semble rayonner à travers la nuit des premiers âges, même avant que se fût formée aucune tradition historique.

Pour Diodore, Hérodote, Strabon, Aristote et d’autres, le développement de l’esprit humain fut aussi précoce et aussi complet sur les bords de l’Euphrate que sur les rives du Nil.

Une opinion aussi généralement admise devait reposer sur des bases solides, et la science moderne, à son tour, ne se contentant plus des fabuleuses légendes et des affirmations vagues, s’est mise à rechercher ces bases.

Jusqu’à présent, il faut bien le reconnaître, les résultats obtenus n’ont pas été fort brillants.

L’étude minutieuse des débris de cette vieille civilisation, les traductions des textes assyriens et sumériens, nous ont révélé l’existence, vers le Bas-Euphrate, d’un peuple intelligent, avide de connaissances, ingénieux dans ses spéculations, persévérant dans ses recherches, et qui, très anciennement, avant tout autre peut-

Musée Britannique.

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